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vendredi 1 mai 2009
mercredi 11 juin 2008
Julie Depardieu rafraîchit Offenbach
L'actrice met en scène pour la première fois un opéra, «Les contes d'Hoffmann». En plein air et pour quinze représentations itinérantes.
«Buvons de la bière, buvons du vin ! » Une œuvre qui commence comme cela ne pouvait que m'intéresser ! », lance Julie Depardieu. Elle met en scène Les Contes d'Hoffmann d'Offenbach, avec Stéphane Druet, dans le cadre du Festival itinérant des opéras en plein air *. Une première pour l'actrice. « C'était un rêve », confie-t-elle de cette proposition de Tristan Duval. « J'ai pu juger de la sincérité de sa passion pour la musique en la croisant dans des salles de concert improbables », justifie celui qui a créé le festival en 2001. Et puis, « j'ai toujours voulu des personnalités en marge des metteurs en scène classiques. Mon principe dans l'opéra en plein air est d'aller toujours chercher une “première fois” . Seule, Julie Depardieu, n'y croyait pas.
« Ce n'est pas parce qu'on aime qu'on est bon », explique-t-elle. C'est pourquoi elle a voulu Stephan Druet à ses côtés. « À chaque fois que je suis allée voir un opéra d'Offenbach mis en scène par lui, cela a été exactement comme j'avais envie de le voir et de l'entendre ». En outre, « Stephan est aussi souple que je sais être dictatoriale, il a cette confiance en soi que je n'ai pas », le flatte-t-elle.
« Ils sont complémentaires, juge le producteur. Stephan est millimétré, a un sens de la direction d'acteur. Julie a un sens très juste de la musique. Je suis ravi de travailler avec ces deux doux dingues ». Carte blanche leur a été donnée pour choisir l'œuvre. Seule consigne : « éviter la création contemporaine, trop élitiste ». Tristan Duval a jugé « trop élitiste » aussi leur choix de monter Orphée aux enfers, lui préférant Les Contes d'Hoffmann, « plus accessible ». « On n'est pas subventionné. C'est le public qui fait notre succès », insiste-t-il. Qu'importe. Offenbach fut le premier choc lyrique de Julie Depardieu. Elle était adolescente. Du haut de ses 15 ans, elle eut « la frissonnade », dit-elle en insistant sur le néologisme. Depuis, la musique classique est sa passion. Dans son sac de motarde, elle a niché un gros poste Vintage pour écouter des interprétations quand ça lui chante. « Je suis une musicienne manquée, confie-t-elle. Massacrer Brahms ? Je me serais peut-être foutue par la fenêtre. »
Dans un cadre majestueux
L'essentiel, le plus difficile aussi « c'est de savoir traduire ce que l'on veut voir et surtout ressentir ». Pour les Contes d'Hoffmann, œuvre inachevée mais néanmoins « très aboutie », le tandem a choisi une adaptation moderne, dans l'esprit avant-gardiste du compositeur. « Nous avons souhaité partager notre rêverie et notre ivresse musicale », écrivent-ils dans le livret de présentation. L'histoire se situe dans une taverne où se mêlent « amour, humour, désir, magie, manipulation diabolique, érotisme, mystère et élégance ». La mise en scène profite du cadre majestueux des parcs dans lesquels l'opéra est donné : « On peut jouer avec les façades des châteaux ! ». Mais le plein air a aussi sa contrainte : la sonorisation. Le producteur a beau « réinvestir toujours dans le dispositif sonore et acoustique », la critique est tenace. « Il y en a assez de ce syndrome en France de culpabilité des gens avec la culture, tempête Tristan Duval. Dès que l'opéra est sonorisé il est décrié. On n'est pas là pour la pureté absolue, mais pour amener un public qui ne va pas à l'opéra ». Son festival attire en moyenne chaque année 45 000 spectateurs.
* « Les Contes d'Hoffmann » à 21 h 30 les 6 et 7 juin au château du Champ-de-Bataille, du 11 au 14 juin au jardin du Sénat (retransmission sur Paris Première le 14 juin à 23 h 10), les 26 et 27 au château du parc de Sceaux, les 5 et 6 septembre au château d'Haroué et du 11 au 13 septembre au château de Vaux- le-Vicomte. Tél. : 892 707 920 et www.operaenpleinair.com
«Buvons de la bière, buvons du vin ! » Une œuvre qui commence comme cela ne pouvait que m'intéresser ! », lance Julie Depardieu. Elle met en scène Les Contes d'Hoffmann d'Offenbach, avec Stéphane Druet, dans le cadre du Festival itinérant des opéras en plein air *. Une première pour l'actrice. « C'était un rêve », confie-t-elle de cette proposition de Tristan Duval. « J'ai pu juger de la sincérité de sa passion pour la musique en la croisant dans des salles de concert improbables », justifie celui qui a créé le festival en 2001. Et puis, « j'ai toujours voulu des personnalités en marge des metteurs en scène classiques. Mon principe dans l'opéra en plein air est d'aller toujours chercher une “première fois” . Seule, Julie Depardieu, n'y croyait pas.
« Ce n'est pas parce qu'on aime qu'on est bon », explique-t-elle. C'est pourquoi elle a voulu Stephan Druet à ses côtés. « À chaque fois que je suis allée voir un opéra d'Offenbach mis en scène par lui, cela a été exactement comme j'avais envie de le voir et de l'entendre ». En outre, « Stephan est aussi souple que je sais être dictatoriale, il a cette confiance en soi que je n'ai pas », le flatte-t-elle.
« Ils sont complémentaires, juge le producteur. Stephan est millimétré, a un sens de la direction d'acteur. Julie a un sens très juste de la musique. Je suis ravi de travailler avec ces deux doux dingues ». Carte blanche leur a été donnée pour choisir l'œuvre. Seule consigne : « éviter la création contemporaine, trop élitiste ». Tristan Duval a jugé « trop élitiste » aussi leur choix de monter Orphée aux enfers, lui préférant Les Contes d'Hoffmann, « plus accessible ». « On n'est pas subventionné. C'est le public qui fait notre succès », insiste-t-il. Qu'importe. Offenbach fut le premier choc lyrique de Julie Depardieu. Elle était adolescente. Du haut de ses 15 ans, elle eut « la frissonnade », dit-elle en insistant sur le néologisme. Depuis, la musique classique est sa passion. Dans son sac de motarde, elle a niché un gros poste Vintage pour écouter des interprétations quand ça lui chante. « Je suis une musicienne manquée, confie-t-elle. Massacrer Brahms ? Je me serais peut-être foutue par la fenêtre. »
Dans un cadre majestueux
L'essentiel, le plus difficile aussi « c'est de savoir traduire ce que l'on veut voir et surtout ressentir ». Pour les Contes d'Hoffmann, œuvre inachevée mais néanmoins « très aboutie », le tandem a choisi une adaptation moderne, dans l'esprit avant-gardiste du compositeur. « Nous avons souhaité partager notre rêverie et notre ivresse musicale », écrivent-ils dans le livret de présentation. L'histoire se situe dans une taverne où se mêlent « amour, humour, désir, magie, manipulation diabolique, érotisme, mystère et élégance ». La mise en scène profite du cadre majestueux des parcs dans lesquels l'opéra est donné : « On peut jouer avec les façades des châteaux ! ». Mais le plein air a aussi sa contrainte : la sonorisation. Le producteur a beau « réinvestir toujours dans le dispositif sonore et acoustique », la critique est tenace. « Il y en a assez de ce syndrome en France de culpabilité des gens avec la culture, tempête Tristan Duval. Dès que l'opéra est sonorisé il est décrié. On n'est pas là pour la pureté absolue, mais pour amener un public qui ne va pas à l'opéra ». Son festival attire en moyenne chaque année 45 000 spectateurs.
* « Les Contes d'Hoffmann » à 21 h 30 les 6 et 7 juin au château du Champ-de-Bataille, du 11 au 14 juin au jardin du Sénat (retransmission sur Paris Première le 14 juin à 23 h 10), les 26 et 27 au château du parc de Sceaux, les 5 et 6 septembre au château d'Haroué et du 11 au 13 septembre au château de Vaux- le-Vicomte. Tél. : 892 707 920 et www.operaenpleinair.com
mardi 3 juin 2008
LES CONTES D'HOFFMANN AU SENAT
Note de mise en scene
En 1851 Jules Barbier et Michel Carré font jouer au théâtre de l'Odéon un drame intitulé Les Contes d'Hoffmann dont l'action se situe en Allemagne, dans la taverne de Maître Luther. Le héros y raconte trois histoires fantastiques librement inspirées de trois contes d'E.T.A. Hoffmann (1776-1822):
L'Homme au sable, Le Conseiller Krespel ou Le Violon de Crémone, et Les Aventures de la nuit de la Saint-Sylvestre. Pour assurer a l'ensemble davantage de cohésion, les auteurs ont fait d'Hoffmann lui-meme le protagoniste de ces récits et l'ont flanqué d'un compagnon fidele, Nicklausse, personnage ambigu qui n'est autre que la Muse de la Poésie travestie en étudiant. Dans chaque histoire, interviennent une femme aimée et un etre maléfique, incarnation du diable, qui s'ingénie a briser les espoirs amoureux du héros.
Offenbach décide quelques années plus tard de mettre en musique la piece et s'assure, des 1873, la collaboration de Jules Barbier (Michel Carré étant décédé) pour qu'il réalise le livret.
La création a eu lieu le 10 février 1881 avec un succes retentissant comme le revait Offenbach. En décembre de la meme année, l'ouvrage est donné a Vienne sous la forme d'un grand opéra. Des la seconde soirée, le théâtre est dévasté par un incendie et tout le matériel d'orchestre est perdu. Six ans plus tard un autre incendie ravage la salle Favart détruisant la partition de la création. Une malédiction semble peser sur Les Contes d'Hoffmann sans freiner pour autant son succes grandissant sur les scenes internationales.
L'histoire d'Hoffmann pourrait nous sembler lointaine mais elle ne l'est pas, car avant d'etre un artiste, Hoffmann est un homme.
Hoffmann, comme tout un chacun, ne peut se satisfaire de la vie réelle alors, grâce a sa reverie et épaulé par son ivresse, fasciné par la beauté et par la femme, il raconte et s'invente des aventures fantastiques, toujours entrain a une meme quete: l'amour. C'est en cela que son histoire nous est proche et nous concerne tous. Car pour peu que l'on s'abandonne, ses désirs et ses délires pourraient etre les nôtres...
Les quatre tableaux (Prologue et épilogue étant le meme lieu) sont totalement différents les uns des autres: la taverne bleutée et onirique puis enfumée et festive, l'acte d'Olympia fantastique, surréaliste et tres coloré, l'acte d'Antonia langoureux, vaporeux et dramatique, puis celui de Giulietta passionné, sensuel, suave aux couleurs chaudes. Ces différents tableaux nous permettent de réelles ruptures tant au niveau des situations dramatiques, qu'au niveau du rythme et des ambiances.
Un cocktail explosif ou se melent amour, humour, désir, magie, manipulation diabolique, érotisme, mystere et élégance. La beauté de la musique, ses rythmes endiablés, ses duos d'amour, ses airs insolites et ses ensembles a couper le souffle. Les nombreux passages chorégraphiés, les récitatifs remplacés par des scenes parlées, apportent rythme, beauté et drôlerie.
Le spectacle en extérieur nous permet de jouer devant et avec les façades et fenetres des châteaux. Notre mise en scene, mise en valeur par les décors, costumes et éclairages, prend alors une toute autre dimension grâce a la profondeur et a la hauteur.
Avec les contes d'Hoffmann nous avons souhaité partager notre reverie et notre ivresse...musicale.
Julie Depardieu et Stéphan Druet.
En 1851 Jules Barbier et Michel Carré font jouer au théâtre de l'Odéon un drame intitulé Les Contes d'Hoffmann dont l'action se situe en Allemagne, dans la taverne de Maître Luther. Le héros y raconte trois histoires fantastiques librement inspirées de trois contes d'E.T.A. Hoffmann (1776-1822):
L'Homme au sable, Le Conseiller Krespel ou Le Violon de Crémone, et Les Aventures de la nuit de la Saint-Sylvestre. Pour assurer a l'ensemble davantage de cohésion, les auteurs ont fait d'Hoffmann lui-meme le protagoniste de ces récits et l'ont flanqué d'un compagnon fidele, Nicklausse, personnage ambigu qui n'est autre que la Muse de la Poésie travestie en étudiant. Dans chaque histoire, interviennent une femme aimée et un etre maléfique, incarnation du diable, qui s'ingénie a briser les espoirs amoureux du héros.
Offenbach décide quelques années plus tard de mettre en musique la piece et s'assure, des 1873, la collaboration de Jules Barbier (Michel Carré étant décédé) pour qu'il réalise le livret.
La création a eu lieu le 10 février 1881 avec un succes retentissant comme le revait Offenbach. En décembre de la meme année, l'ouvrage est donné a Vienne sous la forme d'un grand opéra. Des la seconde soirée, le théâtre est dévasté par un incendie et tout le matériel d'orchestre est perdu. Six ans plus tard un autre incendie ravage la salle Favart détruisant la partition de la création. Une malédiction semble peser sur Les Contes d'Hoffmann sans freiner pour autant son succes grandissant sur les scenes internationales.
L'histoire d'Hoffmann pourrait nous sembler lointaine mais elle ne l'est pas, car avant d'etre un artiste, Hoffmann est un homme.
Hoffmann, comme tout un chacun, ne peut se satisfaire de la vie réelle alors, grâce a sa reverie et épaulé par son ivresse, fasciné par la beauté et par la femme, il raconte et s'invente des aventures fantastiques, toujours entrain a une meme quete: l'amour. C'est en cela que son histoire nous est proche et nous concerne tous. Car pour peu que l'on s'abandonne, ses désirs et ses délires pourraient etre les nôtres...
Les quatre tableaux (Prologue et épilogue étant le meme lieu) sont totalement différents les uns des autres: la taverne bleutée et onirique puis enfumée et festive, l'acte d'Olympia fantastique, surréaliste et tres coloré, l'acte d'Antonia langoureux, vaporeux et dramatique, puis celui de Giulietta passionné, sensuel, suave aux couleurs chaudes. Ces différents tableaux nous permettent de réelles ruptures tant au niveau des situations dramatiques, qu'au niveau du rythme et des ambiances.
Un cocktail explosif ou se melent amour, humour, désir, magie, manipulation diabolique, érotisme, mystere et élégance. La beauté de la musique, ses rythmes endiablés, ses duos d'amour, ses airs insolites et ses ensembles a couper le souffle. Les nombreux passages chorégraphiés, les récitatifs remplacés par des scenes parlées, apportent rythme, beauté et drôlerie.
Le spectacle en extérieur nous permet de jouer devant et avec les façades et fenetres des châteaux. Notre mise en scene, mise en valeur par les décors, costumes et éclairages, prend alors une toute autre dimension grâce a la profondeur et a la hauteur.
Avec les contes d'Hoffmann nous avons souhaité partager notre reverie et notre ivresse...musicale.
Julie Depardieu et Stéphan Druet.
mardi 4 mars 2008
"la carrière du libertin" de Stravinsky

Opéra: Olivier Py met en scène "la carrière du libertin" de Stravinsky
PARIS (AFP) - Olivier Py a fait lundi soir des débuts très attendus à l'Opéra de Paris en mettant en scène et en lumière, avec ses néons familiers, "The Rake's Progress" ("la carrière de libertin") de Stravinsky, dont il tire une réflexion plus noire que blanche sur la vanité de l'homme.
Cette nouvelle production, à l'affiche du Palais Garnier pour huit autres représentations jusqu'au 24 mars permet de réparer une double anomalie.
D'abord, le principal opéra d'Igor Stravinsky (1882-1951) n'avait pas été donné à l'Opéra de Paris depuis plus d'un demi-siècle: dans la foulée de sa création à Venise (1951), il avait été joué à la salle Favart à partir de 1953, mais pour 27 représentations seulement.
En outre, Olivier Py, 42 ans, l'un des metteurs en scène français les plus doués de sa génération, a déjà signé huit productions lyriques de Nancy à Moscou en passant par Nantes, Edimbourg et surtout Genève, mais il n'avait curieusement jamais eu les honneurs du premier Opéra de France.
Ces débuts n'étaient d'ailleurs pas prévus. Cependant, le Suisse Luc Bondy ayant déclaré forfait pour raisons de santé, Olivier Py a accepté, malgré ses nouvelles fonctions de directeur du théâtre national de l'Odéon, de monter un projet en quelques semaines.
Ce catholique flamboyant avait de bonnes raisons d'accepter de faire sienne une histoire qui rejoint sa préoccupation d'un théâtre philosophique et poétique.
"The Rake's Progress" raconte la déchéance de Tom Rakewell, qui renonce à son idylle avec Anne Trulove pour embrasser une vie de débauche au terme d'un pacte faustien... et finir à l'asile psychiatrique.
Olivier Py résume ce propos en composant avec un crâne humain, des livres anciens et un sablier une "vanité" (nature morte en vogue notamment au XVIIe siècle) qui ne désertera pas son plateau pour dire la fragilité de l'homme face au savoir et au temps.
Comme toujours, son spectacle s'appuie sur une forte scénographie signée de Pierre-André Weitz, dont les modules métalliques noirs, par la magie de la mobilité et de la transformation, peuvent faire apparaître, en contrebas du nid d'amour de Tom et Anne, le bordel où Rakewell se perdra bientôt.
Ce décor unifié, éclairé par des néons déjà croisés chez Py ("Tannhäuser" de Wagner notamment) et passant d'une couleur (rouge, bleu, blanc, jaune) et d'une esquisse (soleils, roues...) à l'autre, concourt à la cohérence d'un propos qui a le mérite de ne pas brouiller un excellent livret.
Mais ce "Rake's Progress" plutôt sombre aurait pu être moins propret, plus caustique (la "femme à barbe" de la mezzo américaine Jane Henschel est l'un des rares motifs de drôlerie) et plus émouvant (la soprano texane Laura Claycomb y contribue modestement).
Deux prises de rôles sont à saluer: celles du ténor anglais Toby Spence (Tom Rakewell), voix aussi caressante que rayonnante, et du baryton Laurent Naouri (Nick Shadow), bel acteur méphistophélique, que Py met au centre de sa lecture.
La déception vient de la fosse: le chef d'orchestre britannique Edward Gardner peine à donner souffle et tension à la partition néo-classique de Stravinsky, qui requiert une mise en place autrement plus nette.
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lundi 3 mars 2008
Juste la fin du monde - Comédie Française
A NE PAS MANQUER..........
Jean philippe

Juste la fin du monde
de Jean-Luc Lagarce
Louis, trente-quatre ans, est à l’aube de sa mort. Il a peur, mais il a décidé : il retournera voir sa famille. Après un très long silence ponctué de cartes postales, « petites lettres elliptiques », il parlera. Lors d’une ultime visite, il annoncera sa mort prochaine à sa mère, à sa petite sœur Suzanne, et à son frère Antoine. À la discrète Catherine, la femme de celui-ci, il parlera aussi. Mais le retour inespéré du fils aîné dans « la maison de la mère » ranime d’anciennes querelles et de vieux fantômes de famille. Les mots s’empêtrent et les malentendus s’accumulent sous l’œil de la mère, car à la ville, « vous vivez d’une drôle de manière », dit-elle. Digressions, arrêts brusques, redites, la parole est en errance. Chacun tente de rattraper le temps perdu. Expression maladroite de la solitude, du doute, du manque, de l’envie, et de l’amour dissimulé sous un voile de rancœur. Finalement, Louis repart sans avoir pu se livrer, « sans jamais avoir osé faire tout ce mal », emportant à jamais son secret, comme si le silence était la seule issue. L.S.-B.
Salle Richelieu
Mise en scène de Michel Raskine
Du 01 mars au 01 juillet 2008
Jean philippe

Juste la fin du monde
de Jean-Luc Lagarce
Louis, trente-quatre ans, est à l’aube de sa mort. Il a peur, mais il a décidé : il retournera voir sa famille. Après un très long silence ponctué de cartes postales, « petites lettres elliptiques », il parlera. Lors d’une ultime visite, il annoncera sa mort prochaine à sa mère, à sa petite sœur Suzanne, et à son frère Antoine. À la discrète Catherine, la femme de celui-ci, il parlera aussi. Mais le retour inespéré du fils aîné dans « la maison de la mère » ranime d’anciennes querelles et de vieux fantômes de famille. Les mots s’empêtrent et les malentendus s’accumulent sous l’œil de la mère, car à la ville, « vous vivez d’une drôle de manière », dit-elle. Digressions, arrêts brusques, redites, la parole est en errance. Chacun tente de rattraper le temps perdu. Expression maladroite de la solitude, du doute, du manque, de l’envie, et de l’amour dissimulé sous un voile de rancœur. Finalement, Louis repart sans avoir pu se livrer, « sans jamais avoir osé faire tout ce mal », emportant à jamais son secret, comme si le silence était la seule issue. L.S.-B.
Salle Richelieu
Mise en scène de Michel Raskine
Du 01 mars au 01 juillet 2008
mardi 28 août 2007
L'AUTRE de Florian Zeller - Théâtre

L'AUTRE
de Florian ZELLER
mise en scène Florian ZELLER
avec Sara FORESTIER, Stanislas MERHAR, Aurélien WIIK
A PARTIR DU 2 OCTOBRE 2007
Synopsis :
Oscar Wilde disait que le couple, c'est ne faire qu'un. Oui, mais lequel ? Et si c'était encore un autre ? Dans une oscillation permanente entre le rire et le drame, L'Autre raconte comment l'amour se brise sur la vie quotidienne.
Faut-il, pour vivre ensemble à jamais, ne jamais vivre ensemble ?
Une triangulaire entre Lui (Stanislas Merhar), Elle (Sara Forestier) et L'Autre (Aurélien Wiik).
Florian ZELLER
Note d'intention :
L'Autre est la première pièce que j'ai écrite. Il me sembalit qu'elle n'avait pas dit, dans sa première version, tout ce qu'elle avait à dire, et que la particularité du théâtre est justement d'avoir plusieurs vies, de pouvoir exister sous différentes formes et de ne pas se résoudre à sa propre extinction. Aussi ai-je tout de suite eu l'espoir de la remonter un jour.
L'occasion m'en est offerte aujourd'hui, grâce à l'enthousiasme de certains acteurs et à la confiance d'un directeur de théâtre. Il était important pour moi d'avancer avec des artistes de ma génération, de proposer ensemble un spectacle qui nous ressemble et d'aller trouver dans la vingtaine une énergie et une sauvagerie qui nous permettent de raconter la façon dont on aime cet âge-là.
Florian ZELLER
dimanche 24 juin 2007
PINA BAUSCH - VOLLMOND

D.R.Le rêve de vie de Pina Bausch, sous la pleine lune et des trombes d'eau
"Un spectacle ou les danseurs sont nos cahiers intimes, et la pluie, nos larmes qui ne coulent pas
J'en ressors muet, vidé et bouleversé ..... autant de grâce et de force, de beauté et de vérité......... un spectacle VIVANT..
une respiration...... un bouche à bouche chorégraphique...... une aventure amoureuse .... plus qu'un spectacle.....
une page d'écriture, une lettre d'amour.........."
Silences.........
Jean Philippe le 23 juin 2006
Une scène de la chorégraphie de Pina Bausch, "Vollmond", au Théâtre du Châtelet à Paris, jusqu'au 24 juin 2007.
Vollmond, de Pina Bausch. Théâtre de la Ville, place du Châtelet, Paris-4e. Mo Châtelet.
Parlons d'elle. Parlons de la danseuse Helena Pikon, interprète de Pina Bausch depuis près de trente ans, qui dégage au fil du temps une puissance scénique sidérante. Dans la nouvelle pièce pour douze danseurs de la chorégraphe allemande, Vollmond (pleine lune), présentée au Théâtre de la Ville samedi 16 juin, une scène en particulier coupe le souffle. Helena Pikon, le corps renversé, presse du citron sur ses bras et sa poitrine en déclarant, sourire aux lèvres, "qu'elle est un peu amère". Puis elle répète crescendo : "J'attends, j'attends... Je pleure, je pleure..."
En comparaison de cet insert si concis, si définitif, la plupart des sketches qui composent la matière de la danse-théâtre de Pina Bausch semblent sympathiques mais légers. L'ironie sous-jacente des gags, en particulier dans la première partie, les clins d'oeil de plus en plus appuyés des danseurs au public, finissent même par crisper certaines scènes dans la caricature. La façon dont les hommes sont régulièrement moqués par les femmes fait grincer par sa lecture féministe un peu courte.
Heureusement, le deuxième volet de Vollmond, moins tapageur musicalement, plus subtil dans son tempo, plus envoûtant, délaisse le registre "cabaret contemporain" au goût d'urgence et d'ivresse cher à Pina Bausch. La course-poursuite des danseurs qui apparaissent et disparaissent plus vite que leur ombre se bride. Des femmes somnambuliques en robes noires tournoient, à peine visibles. C'est enfin la pleine lune, le délire orgiaque des corps sous une pluie diluvienne. Des torrents d'eau s'abattent dans le miroitement des projecteurs. La rivière, qui coule au milieu du plateau sous un énorme rocher, gonfle pour accueillir les pulsions effrénées d'une tribu dégoulinante. Attaque à coups de seau, rituel de groupe en transe qui saute sur les fesses dans les flaques, cette communion avec la tempête offre enfin une issue au désir d'épuisement qui hante les danseurs de Pina Bausch.
UNE RENAISSANCE SAUVAGE
Le motif de l'eau, véritable obsession de la chorégraphe, déborde ici au sens propre. Le souvenir de Nefés (2003), pièce inspirée par Istanbul, avec son lac se vidant puis se remplissant pendant toute la durée du spectacle, rôde dans la mémoire. Mais l'inondation de Vollmond, très efficace d'un point de vue visuel et dramaturgique, ressort d'une libération féroce, d'une renaissance sauvage. Elle pointe aussi plus que jamais le besoin de nature si souvent présent dans les spectacles de Pina Bausch.
La présence sur scène de terre, d'un glacier géant, d'une colline de mousse bien verte, d'animaux même, permet de conserver un taux de réalité nécessaire à la beauté du spectacle tout en fabriquant des paysages merveilleusement factices. Avec ses femmes en robe du soir pataugeant pieds nus à l'ombre d'un rocher, Pina Bausch inscrit un rêve de vie qui rend compatible réalité et féerie. Jusque dans la mort.
samedi 20 janvier 2007
Speechless at the London Mime Festival


Mime has travelled a long way from the cliche of white-faced tramps feeling theatrically around invisible walls. Europe pullulates with physical theatre companies that explore every dialect of silent body language from puppeteering to trampolining, showcased in the splurge of serendipity that is the annual London International Mime Festival.
Keep some ticket money for the rarely visiting Philippe Genty company, who are from France, the world centre of advanced mime practice. Mime is a license to surprise - clown Wolfe Bowart saves the moon's light from going out, acrobat Jean-Baptiste Andre balances eye-poppingly in a digital landscape - though tweeness is an occasional hazard. Ismene Brown
samedi 9 décembre 2006
SYLVIE GUILLEM

Bientôt..... SYLVIE GUILLEM au Théâtre des Champs Elysées
Après leur première visite parisienne au printemps 2004, Sylvie Guillem et le chorégraphie britannique Russell Maliphant reviennent sur la scène du Théâtre des Champs-Élysées. Toujours passionnée par le travail de ce chorégraphe inventif issu du Royal Ballet et déjà considéré comme l’un des plus brillants de sa génération, l’étoile française propose un nouveau programme créé au Sadler's Well à Londres, mais au sein duquel, on retrouvera son époustouflant solo dansé dans un carré de lumière.
Entré à 16 ans à l'école du Royal Ballet à Londres, puis au Sadler’s Wells Royal Ballet Company, Russell Maliphant délaisse ses chaussons et se lance dans une longue exploration du corps. Devenu indépendant, il travaille entre autres avec le DV8 Physical Theatre, Michaël Clark & Company, Laurie Booth et Rosemay Butcher, explorant différentes techniques, de la danse classique à l’improvisation sans oublier le yoga, la capoeira brésilienne, le taï-chi... Il fonde en 1996 sa propre compagnie, et impose un style à la fois poétique et acrobatique. Figure incontournable de la scène anglaise actuelle, Russell Maliphant maîtrise magnifiquement l’occupation de l’espace, les lumières et leurs effets, et utilise la musique avec beaucoup de sensibilité.
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