mardi 10 avril 2007

SEBASTIAN CASTELLA

Sébastien Castella en 6 dates 31 janvier 1983 Naît à Béziers. 1997 S'installe à Gines, près de Séville. 1999 Novillero. 2000 Prend l'alternative à Madrid 2004 Confirme l'alternative. Septembre 2006 La Fédération taurine espagnole le désigne meilleur matador de l'année.



Sébastien Castella, 24 ans. Premier Français à avoir été sacré meilleur matador de l'année par les Espagnols, ce sobre téméraire revient aujourd'hui aux arènes d'Arles.



«D ouze minutes.» Quoique enrobés dans le velours de son accent méridional, celui de Béziers, les deux mots claquent dans l'air. C'était en décembre, dans les arènes de Cali, en Colombie. Sébastien Castella est à terre. «Avec ses 500 kilos, le toro me cloue entre lui et le sol. Je me relève, je vacille, j'ai des vertiges. Un moment, je ne peux plus respirer.» La plupart des matadors seraient allés droit à l'infirmerie. Pas lui. Lui mènera la faena jusqu'au terme. Entre l'accident et l'estocade s'écouleront les douze minutes. «Cela m'a paru un siècle.» Trois côtes cassées, la plèvre déchirée, un poumon transpercé. C'est la quinzième cornada («coup de corne») subie par Sébastien Castella, la plus terrible de sa courte carrière. Et Castella de reprendre : «Il me fallait continuer. C'est dans mon caractère, je ne sais pas faire autrement.» Depuis Cali, trois mois ont passé. Le jeune Biterrois a des tiges de fer dans le thorax. «Douloureusement», il a repris l'entraînement dans les élevages autour de Gines, là où il réside, à deux pas de Séville. Dans ce grand hôtel madrilène, où il reçoit, il ne pense qu'à une chose : sa double «réapparition», ce 6 avril, en habit de lumières, dans les arènes d'Arles.



Sébastien Castella, c'est l'irruption d'un Français au firmament de la tauromachie. En septembre 2006, il est sacré meilleur matador de l'année par la fédération taurine espagnole. Depuis, toutes les places se l'arrachent. Le mundillo (le «monde taurin») en a fait sa coqueluche. «J'ai rarement vu un torero armé d'autant de courage et d'intrépidité», dit Simon Casas, référence du milieu et directeur des arènes de Nîmes. A raison de 100 000 euros par corrida, la cote de Castella n'a plus rien à envier à celle des grandes figures, d'Enrique Ponce à José Tomás. Les spécialistes s'extasient devant le parcours météorite de ce torero valeureux et précoce (il a 24 ans) qui a explosé en 2005. L'étonnant, c'est qu'il semble comme étranger à ce concert de louanges. Car, depuis qu'il a pris l'alternative à Madrid, il y a sept ans, le torero de Béziers n'a qu'une idée en tête. Non seulement il veut devenir le numéro 1, mais il entend aussi «marquer une époque» et «laisser une trace inoubliable». A la manière de Manolete, Antonio Ordóñez ou Paco Ojeda, les légendes du genre. Pas moins. On ne pourra l'accuser de fausse modestie. Mais, bizarrement, difficile aussi de voir en lui de l'arrogance. Sébastien Castella n'en a ni le ton ni le regard. Son discours tâtonne souvent, cherche le mot juste.
Le personnage est énigmatique. Ce qui frappe au premier abord, c'est une timidité manifeste d'adolescent attardé, une sincérité qu'accompagne une voix fluette et haut perchée, une minceur élégante tendue comme un arc. Avec ses chaussures italiennes, ses lunettes de soleil design, son costume couleur sable taillé sur mesure, Castella ne cache rien de son goût pour les marques et la belle sape. Ni pour les voitures de luxe. Le sourire est étincelant de blancheur, l'oeil est clair et séducteur, l'allure est celle d'un Adonis qui en jette. «Sebastián» est l'un des rares toreros à préférer la ville à la campagne. Et pourtant, ceux qui le connaissent le décrivent comme un être introverti et secret. Lorsqu'il ne sourit pas, son visage légèrement tailladé est inexpressif et impénétrable. Un sphinx, avec la parure d'un éphèbe. Une façon, certainement, de préserver son impératif de grandeur de la contamination extérieure. «Depuis tout jeune, je n'ai pensé qu'à devenir una figura. Ces grands toreros, je les voyais comme des dieux.» Dans son enfance, il raffole déjà des capeas avec les vaches de Camargue, et manie la muleta avec brio à l'école taurine de Béziers, où ce fils d'éleveurs de toros et de chevaux de corrida s'entraîne seul sans voir les heures défiler.
Le toreo lui a volé son adolescence. A l'âge de 14 ans, le Biterrois part s'installer à Séville pour y vivre sa passion. Il réside depuis sur les terres de son maestro, José Antonio Campuzano. «Cela a été un peu dur de quitter mes racines et ma famille si jeune, mais aller vivre là-bas était une condition pour pouvoir ensuite triompher», dit-il avec une sorte de distance froide. Le Français a appris la langue avec l'accent andalou, et a fait sa percée dans un monde jalousement dominé par les Espagnols. Il s'est bien adapté, même s'il vouvoie encore avec la même constance que ses acolytes tutoient d'emblée. Très fleur bleue, amateur de mélos hexagonaux et des chansons de Cloclo et de Michel Sardou, ce croyant a su pénétrer l'hermétique culture sévillane en devenant pénitent d'une confrérie (celle de l'Estrella, pour la Semaine sainte), dévot de la Vierge locale de la Macarena, et supporteur du FC Séville ­ l'un des deux clubs de foot de la capitale andalouse. Là-bas, «Sebastián» a préféré comme nom de scène celui de son père, Castella, d'origine espagnole, à celui de sa mère, Turzack, d'extraction polonaise, peu seyant sur une affiche de corrida.
Il dit avoir pour l'instant tout sacrifié au sacerdoce tauromachique. Dans ce pays où les toreros font chavirer les coeurs et dont les romances avec des actrices ou des pop stars alimentent les chroniques people, le matador du Languedoc n'a pas de petite amie. «Pour l'instant, je n'ai pas le temps pour ces choses-là.» Ses amitiés sont rares. La presse espagnole l'a d'ailleurs surnommé le «torero de l'intérieur». «Même si je me suis ouvert ces derniers temps, je suis un type bizarre, très solitaire. Lorsque commence la saison, je me donne à 100 %, je ne pense à rien d'autre qu'à triompher. C'est ce qui me fait lever chaque matin. C'est ce qui me pousse chaque fois à risquer ma vie dans des arènes.» Et la peur de la mort ? «Bah...» Et la douleur, en cas de cornada ? «Mon maestro dit que je suis insensible à la douleur. En réalité, mon corps me fait mal, mais j'essaie de ne rien laisser paraître.» Et, depuis cinq ans, ce corps doit suivre un rythme infernal. Une centaine de corridas l'an (les trois quarts en Europe, le reste en Amérique latine), le coude à coude avec les meilleurs, les exigences médiatiques. Et des triomphes partout, de Bilbao à Quito, de Mexico à Nîmes. Même si, à ses yeux, rien ne vaut un sacre dans les arènes madrilènes de Las Ventas, face au «public le plus exigeant et aussi le plus juste».
Ce rythme, il n'en veut plus. Il va donc diminuer le nombre de ses apparitions. «On ne peut pas donner le meilleur de soi-même cent fois par an. C'est impossible. Or, par respect pour le toro, qui doit lutter jusqu'au bout, et pour le public, qui a payé sa place, c'est une exigence que je me fixe.» Tel est le credo de ce jeune matador qui parle de «repousser sans cesse les limites de l'héroïsme». Car, pour Castella, il y a deux voies. Celle des toreros techniciens et esthètes, la majorité. Et l'autre, la sienne, une «minorité», qui choisit de réduire au minimum la distance avec le toro, et donc d'accentuer le risque mortel, à la manière du prodige José Tomás, son modèle contemporain. «Mon chemin à moi, c'est de laisser un peu de côté la technique et de privilégier la pureté dans le mano a mano, l'affrontement direct avec l'animal. Face au toro, je ne veux pas faire semblant. Ce que je cherche, c'est de parvenir à ces moments rarissimes où l'art et le fait de risquer sa peau ne font qu'un. Quand un aficionado vit cela dans des arènes, il ne l'oublie jamais. Pour moi, laisser ce souvenir impérissable compte plus que de couper une ou deux oreilles.» Sébastien Castella dit ne pas avoir d'autres limites que celles que lui fixe le toro



Par François MUSSEAU
QUOTIDIEN LIBERATION : vendredi 6 avril 2007

samedi 7 avril 2007

FESTIVAL DE CANNES - 16 au 27 mai 2007

Bientôt!!!!!



Stephen Frears vient d'accepter la présidence du jury du 60e Festival de Cannes, qui aura lieu du 16 au 27 mai prochain.

Révélé dès 1985 par My Beautiful Laundrette, Stephen Frears présente Prick up Your Ears en 1987 en sélection officielle au Festival de Cannes : le film sera primé.

En 1988, les Liaisons dangereuses consacre son succès international. Il alterne depuis, avec un égal bonheur, les grands films de genre (Héros Malgré lui, les Arnaqueurs) et les sujets plus intimistes ou engagés (The Snapper, High Fidelity, Dirty Pretty Things).

Le dernier film de Stephen Frears, The Queen, est à ce jour son plus grand succès en Grande- Bretagne.

Stephen Frears déclare à cette occasion :

« C'est bien sûr un honneur mais aussi un plaisir de pouvoir découvrir des films sensationnels, venus des quatre coins du monde, surtout dans une ambiance aussi prenante. God Save Cannes (et la Reine, bien sûr). »

Gilles Jacob, Président du festival de Cannes lui répond :

«Je suis particulièrement heureux que Stephen Frears ait accepté ma proposition cette année. Nous rendons ainsi hommage à ce grand cinéaste inspiré, tout à sa liberté d'esprit et à son plaisir de filmer. Le 60e festival se place d'ores et déjà sous une bonne étoile, celle de l'intelligence, de l'esprit et d'une certaine impertinence. »

jeudi 5 avril 2007

FRANCOIS HADAYA


FRANCOIS HADAYA - Photo Jean Philippe Raibaud (c)

FRANCOIS HADAYA - Photo Jean Philippe Raibaud (c)

FRANCOIS HADAYA - Photo Jean Philippe Raibaud (c)

Retrouvez toute l'actualité de François Hadaya sur son blog ainsi que les autres photos de la collection :

http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=147430462

mercredi 4 avril 2007

PHOTOS 2

PHOTOS

The Servant - Hey Lou Reed video clip



Stylisme : François Hadaya

Retrouvez bientôt les photos de la nouvelle collection de mon ami François Hadaya

A bientôt

Jean Philippe

mercredi 21 mars 2007

SIDACTION 2007

dimanche 18 mars 2007

VENISE (2)







dimanche 11 mars 2007

VENISE Carnaval 2007 (1)


"VENISE" Photographie Jean Philippe Raibaud (copyright 2007)

"VENISE" Photographie Jean Philippe Raibaud (copyright 2007)

"VENISE" Photographie Jean Philippe Raibaud (copyright 2007)

"VENISE" Photographie Jean Philippe Raibaud (copyright 2007)


"VENISE" Photographie Jean Philippe Raibaud (copyright 2007)

"VENISE" Photographie Jean Philippe Raibaud (copyright 2007)

"VENISE" Photographie Jean Philippe Raibaud (copyright 2007)

"VENISE" Photographie Jean Philippe Raibaud (copyright 2007)


Voici quelques photos prises lors de mon séjour à Venise .

D'autres photographies du Carnaval suivront

A bientôt,



Jph

mercredi 14 février 2007

A VENIR...


"Mathieu" photographie Jean Philippe Raibaud (c) 2007

lundi 5 février 2007

Dirk Bikkembergs


DEFILES HOMMES-MILAN-HIVER 2007.08

http://www.vogue.fr/mode/defiles/video/Dirk_Bikkembergs-2199.htm

LA MOME - Edith Piaf




Un film de Olivier Dahan avec Marion Cotillard, Sylvie Testud, Gérard Depardieu, Jean-paul Rouve, Pascal Greggory, Clotilde Courau, Emmanuelle Seigner et Jean-pierre Martins


La môme, elle a tout d’une grande!

On part quand même avec quelques inquiétudes, « Comme c’est original, encore un biopic musical ! ». En effet ces dernières années, les biographies de chanteur « made in America » fleurissent sur nos écrans. Ray Charles, Johnny Cash en passant par 50 cent et bientôt Duke Ellington, Marvin Gaye et Iggy Pop, chacun d’entre eux à son petit film, plus ou moins réussi. Cette fois la tentative émane de France et touche l’un de ses visages de légende, Edith Piaf la femme dont aujourd’hui encore on fredonne les chansons de Padam à La Vie en rose. Ce nom nous est tous familier, pourtant sa vie reste plus méconnue. Tout dans la palpitante existence de Piaf a de quoi faire pâlir le moindre scénario fictif, son histoire est tout simplement fascinante.

On se laisse totalement transporter par cet univers, symbiose entre un Paris rêvé et une réalité brute. On y croit, on aime fouler les pavés et c’est déjà une très belle victoire ! La réussite d’Olivier Dahan c’est de ne pas avoir essayé à tout prix de coller avec le Paris d’antan, il reconstruit des lieux en se laissant guider par sa propre sensibilité. Il propose un regard plus qu’une reconstitution. On entre avec plaisir dans ce monde animé par les rues crades de Belleville, les bordels où la sueur imprègne les murs et les salles de concerts chics des années 50. Le territoire de cette Môme, on s’y sent bien. Dahan articule son scénario autour de différents évènements dramatiques où heureux de la vie de Piaf, plutôt que de se centrer sur un moment « dit » déterminant. Il y gagne en tension et contourne ainsi – avec classe – le drame mélo arracheur de larmes qui mise tout sur un pic émotionnel.

Nous voyons très tôt dans le film une Piaf décadente, rongée par la maladie, et c’est au fur et à mesure que nous comprenons le pourquoi du comment. Le choix de cette temporalité déconstruite est un très beau moyen de présenter et d’accoler certains moments clés. Beaucoup de films se placent dans cette utilisation temporelle, avec plus ou moins d’efficacité et de sens. Ici cela fonctionne si bien, qu’on ne peut concevoir une narration autre : Mise en scène efficace d’un destin paradoxale.
L’interprétation livrée par Marion Cotillard nous laisse au départ un peu perplexe…Edith Piaf était-elle vraiment ainsi ? Elle en fait certainement un peu trop parfois, accentuant la démarche et les mimiques de la chanteuse de manière clownesque. La transition entre l’enfant Edith au visage angélique et la jeune femme Piaf, un peu forcenée, ne s’opère pas vraiment en douceur. Pourtant, au fil du film Cotillard transcende son personnage. A certains moments, elle est Piaf. Elle pleure son mal, elle donne ses tripes et elle partage les mêmes fantômes. Alors malgré le choc premier, on ne peut pas dire que Marion Cotillard n’est pas Piaf. Elle propose autre chose plutôt que de se limiter à singer, et donne naissance à une nouvelle Môme Piaf. Savoir créer, c’est cela être une actrice de talent.

Olivier Dahan avec La Môme reconstruit l’univers de la grande Edith Piaf et y insuffle son regard et sa sensibilité. La tension habite ce film de bout en bout et l’émotion est très bien gérée, évitant – à l’exception d’une scène – de tomber dans le sentimentalisme facile et sans force. Un beau moment !

Florence Rochat

Commeaucinema.com

dimanche 4 février 2007

LA CAVALCHINA - Gran ballo di Carnevale





Du 17 au 20 février.... En direct du Carnaval de Venise
retrouvez moi pour suivre les plus belles fêtes.... dans les plus beaux palais !!

A très vite


Jean Philippe

jeudi 1 février 2007

MADONNA - dvd " Confessions Tour"



A mon avis le meilleur DVD de concert de Madonna à ce jour : un excellent montage, des images superbes, de super plans des chorégraphies... bref, un régal ! Fan ou pas on apprécie forcément la mise en scène, les décors et l'audace de Madonna, qui propose une première partie disco, puis une deuxième plus rock. Plein de chansons du dernier album, malheureusement aucune des excellents "American Life" et "Secret". Madonna a le don de réinventer ses chansons à chaque concert, et c'est ce qu'elle fait, à la fois sur "live to tell" (un grand moment scénique) mais aussi sur des chansons cultes comme "Erotica", complètement revu et corrigé dans ce concert (reprise il me semble d'une version peu connue d'Erotica).

Ce DVD est excellent : n'hésitez pas !!

lundi 29 janvier 2007

ANDRES




ANDRES

A découvrir sur www.modellaunch.com

dimanche 28 janvier 2007

www.out.com



A DECOUVRIR

jph

MARKUS SCHENKENBERG - IN






mercredi 24 janvier 2007

BRANDON TEMPLETON





Photographies Kevin Calen (c)

A Découvrir sur www.modellaunch.com

Jph
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