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jeudi 23 avril 2009
mardi 30 décembre 2008
mercredi 11 juin 2008
Rencontres d'Arles : "Christian Lacroix artiste invité de l'édition 2008"

L'annonce de son nom a provoqué un "ouaaais!" de satisfaction parmi le public présent, hier à la Maison des Rencontres pour clore la semaine du festival 38e du nom. Le couturier Christian Lacroix va être l'artiste invité de l'édition 2008 comme l'avaient été Martin Parr et Raymond Depardon. Il va être chargé, en collaboration avec François Hébel, directeur artistique, d'imprimer sa marque sur une partie des expositions réalisées en juillet prochain. "Il aime la photo, travaille avec des photographes, connaît bien les rencontres, s'est réjoui M.Hébel. Et c'est quelqu'un pour qui Arles a toujours une grande affection."
Une ville "habitée"
Il flottait hier, avec cette annonce, un air de satisfaction, mêlé de la frustration de ne pas pouvoir suivre, en une semaine, tous les colloques, débats, conférences et visites qui étaient organisés... Tous se sont félicité, à l'image de François Barré, président: "l'édition semble partir sous les meilleurs auspices". Satisfecit en matière de fréquentation (lire ci-contre) mais aussi pour avoir "densifié les occasions de rencontres". Les colloques ont affiché complet et "les photographes ont noué de nombreux contacts pour des éditions, des collections, des expositions". C'est toute une ville qui, comme le dit le maire Hervé Schiavetti, a été "habitée par la photo".
François Hébel, après avoir loué "l'esprit forain d'Arles", a rêvé tout haut "du jour à Arles sera couverte d'affichettes du offafin d'enrichir la proposition et valoriser le voyage". Le maire, qui a pu nouer contact avec la ministre de la culture, a estimé avoir "besoin de toutes les politiques publiques, notamment la reconnaissance de l'État". Les espoirs se tournent évidemment vers les ateliers SNCF, où la Région construit la grande halle de l'image et où les Rencontres attendent des outils de formation (avec l'extension de l'école de la photo), de conservation des oeuvres et de présentation indispensables à sa pérennité.
Par Christian Gravez ( cgravez@laprovence-presse.fr )
Anne Kerner : Quels sont les lieux que vous adorez dans cette ville et qu’il ne faut surtout pas manquer pour un visiteur ? Christian Lacroix : C’est au gré de l’instinct de chacun mais à part les musées, il ne faut pas manquer de flâner dans les ruelles tranquilles de la Roquette, près du Rhône à l’est, ou dans celles du l’Hauture, au-dessus des arènes. Et regarder toujours en l’air pour éviter la banalisation des rues principales qui ont perdu les belles devantures anciennes de mon enfance et les commerces qui allaient avec.
Vous avez fait connaître Arles à la planète entière. De quelle manière est-ce important ? Je ne suis pas sûr de ça. Jules César et Van Gogh, Mistral et Daudet, Bizet et Gounod avaient fait le plus gros avant. J’ai pu regretter d’avoir joué les apprentis sorciers à un moment donné car en voulant partager mes racines, j’ai bien cru les voir dévoyées par la mondanité un peu vaine du Lubéron. Les alentours ont perdu de leur authenticité/rusticité avec le tourisme de masse comme partout aussi. Mais l’installation de certains a permis également de garder le cachet initial, d’arrêter les massacres béotiens etc.…
Le musée Réattu vous accueille pour une exposition qui vous est consacrée. Qu’est ce que vous voulez que l’on retienne tout d’abord de ce musée ?Je veux partager ce musée méconnu, ce lieu parfait où enfant et adolescent je souhaitais vivre, la charge de ces murs où se sont relayés après l’ordre de Malte des artistes éclairés, qui n’a pas échappé à Picasso qui l’a doté d’une mirifique donation. Aujourd’hui en crise de croissance comme beaucoup de musées de ce type, il a besoin d’un coup de main et de projecteur. Alors je viens juste faire dialoguer les siècles passés avec mon entourage d’aujourd’hui. Si le visiteur prend plaisir à assister à ces confrontations dans un décor que j’ai pensé et composé au gré de ce que le lieu m’a apporté en 50 ans, fidèle aux tréfonds de moi-même, et passe un bon moment à partager ce miroir tendu qui ne se prend pas au sérieux, j’en serais très très heureux.
« Les rencontres d’Arles, 39ème édition” avec Christian Lacroix et ses invités. Du 8 juillet au 14 septembre. Voir info@rencontres-arles.com. « Christian Lacroix au musée Réattu », Musée Réattu, 10, rue du Grand Prieuré, 13200 Arles. Tél. : 04 90 49 37 58. Du 18 mai au 31 octobre.
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dimanche 1 juin 2008
YVES SAINT LAURENT- HOMMAGE
« Rien n'est plus beau qu'un corps nu. Le plus beau vêtement qui puisse habiller une femme ce sont les bras de l'homme qu'elle aime. Mais, pour celles qui n'ont pas eu la chance de trouver ce bonheur, je suis là. »
YVES SAINT LAURENT
1936/2008
BRAVO
YVES SAINT LAURENT
1936/2008
BRAVO
mercredi 28 mai 2008
Tina Turner à Paris-Bercy en mars 2009

Une myriade de précisions sur la nouvelle tournée mondiale de Tina Turner vient de faire surface. Le coup d'envoi de la nouvelle tournée pharaonique de l'interprète de « The Best » est fixé au 1er octobre prochain au « Sprint Center » de Kansas City, aux Etats-Unis. Cette nouvelle tournée planétaire de la grande prêtresse du rythm'n'blues, un des événements majeurs de cette année, est la première en huit ans. Elle sera en charge de AEG Live et inclura quarante shows en Amérique du Nord, avant des concerts en Europe et d'autres à l'échelle internationale. En 2009, Tina Turner donnera une nouvelle série de concerts européens et s'arrêtera en France, au « Palais Omnisports » de Paris-Bercy. La chanteuse, auteure, danseuse et actrice américaine donnera deux concerts exceptionnels dans la capitale française, les 16 et 17 mars 2009, selon Mestickets.com.
Avant de se produire deux soirs consécutifs au « Palais Omnisports » de Paris-Bercy, Tina Turner ira en Belgique, au « Sportpaleis » d'Anvers, les 22 et 23 janvier 2009. La billetterie n'est pas encore ouverte, réservations à compter du 6 juin prochain dans les points de vente habituels. Il est recommandé de ne pas manquer l'ouverture de la billetterie car les billets devraient se vendre à une vitesse fulgurante. Il faut dire que le grand retour sur le devant de la scène de Tina Turner est plutôt inattendu car elle avait annoncé sa retraite il y a déjà huit ans. Son dernier concert en France, qui avait eu lieu au « Stade de France », remonte à 2000. En résumé, la nouvelle tournée mondiale de Tina Turner débutera le 1er octobre prochain au « Sprint Center » de Kansas City, aux Etats-Unis. Dans un premier temps, elle donnera plusieurs concerts aux Etats-Unis ainsi qu'au Canada, et dans un deuxième temps, elle s'évadera en Europe à partir du 14 janvier 2009.
Enfin, sous réserve d'éventuelles modifications, Tina Turner sera les 14 et 15 janvier 2009 à Cologne, en Allemagne, les 22 et 23 à Anvers, en Belgique, le 26 à Berlin, en Allemagne, les 30 et 31 à Hambourg, en Allemagne, les 7 et 8 février à Vienne, en Autriche, le 15 à Zurich, en Suisse, les 23 et 24 à Munich, en Allemagne, les 3 et 4 mars à Londres, en Angleterre, les 16 et 17 à Paris, le 21 à Arnhem, aux Pays-Bas, et pour finir, les 30 et 31 à Manchester, en Angleterre.
vendredi 16 mai 2008
Mode et Photographie aux Transphotographiques de Lille

Les septièmes Transphotographiques de Lille mettent, du 15 mai au 29 juin, un coup de projecteur sur les liens entre la photographie et la mode, sous le patronage du styliste allemand Karl Lagerfeld, qui expose 300 photos d'un modèle masculin.
En partenariat avec le magazine Photo, le festival, le plus important en France après celui d'Arles, expose cette année 137 artistes, dont la moitié d'étrangers, au travers de 34 installations totalement gratuites, à Lille, Lambersart et Roubaix.
Au Tri postal de Lille, Karl Lagerfeld, directeur artistique de la maison Chanel, présente "One Man Shown", une série de clichés en noir et blanc mettant en scène un top modèle, Brad Kroenig, nu ou habillé, saisi en intérieur ou extérieur.
"C'est un travail très particulier dans lequel il nous fait partager son intimité. Ce n'est pas un travail de commande, mais personnel, qui a duré près de 7 ans", explique Olivier Spillebout, commissaire général du festival.
Le vernissage aura lieu le 12 juin en présence du couturier.
Toujours au Tri postal, un hommage sera rendu à Jeanloup Sieff, grand nom de la photographie de mode et de nu, avec "64x4": 64 inédits tirés d'un ouvrage qui vient de paraître chez Steidl, "Les Indiscrètes, photographies inédites de Jeanloup Sieff".
Le Colysée de Lambersart ouvre ses portes à la photographe tchèque Tereza Vlckova, symbole de la renaissance de la création photographique dans les pays de l'Est après l'effondrement du bloc soviétique.
"A cause d'un manque de vêtements de qualité dans des magasins déjà à moitié vides, les quelques magazines de mode existant publiaient des images plus descriptives que penchées sur l'originalité créative des modèles photographiés, qui faisaient ainsi office de patrons pour les lectrices", précise le catalogue du festival.
Les compositions en couleurs formant la série "Little Garden" de cette jeune photographe, née en 1983, associent la plupart du temps des photos d'enfants ou de femmes prises en studio à des paysages de montagne ou de campagne.
Le Colysée propose également une sélection d'oeuvres de Peter Knapp, "Temps de pause 1960 - 1980", photographe qui a notamment fait les beaux jours de la maison Courrèges dans les années 1970.
La Condition Publique de Roubaix s'ouvre aux photographes de La Redoute à l'occasion du 80ème anniversaire de son catalogue. Enfin la Maison de la photographie de Lille propose un grand angle sur le Baron Adolphe de Meyer, considéré comme le premier photographe de mode.
En 2007, les Transphotographiques, qui exploraient le thème de la photographie et du cinéma, ont attiré 100.000 visiteurs
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mardi 1 avril 2008
U4Men.com GREGORY CAPRA


Mon ami Greg Capra dans U4MEN!
http://www.gregory-capra.com/
http://www.gregory-capra.book.fr/photos.htm
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vendredi 28 mars 2008
DALBERTO - DEMARQUETTE - BRAHMS Photographies Jean Philippe Raibaud
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Photos Jean Philippe Raibaud (c) 2008
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Photos Jean Philippe Raibaud (c) 2008

Photos Jean Philippe Raibaud (c) 2008
CD, coup de coeur: Sonates pour violoncelle et piano par Henri Demarquette et Michel Dalberto (1 cd Warner) - (vendredi 28 mars 2008)
Warner classics comble nos attentes: en publiant en avril 2008, trois Sonates pour violoncelle et piano de Johannes Brahms, le label souligne surtout combien, ambassadeur du feu passionnel du compositeur romantique, le duo Henri Demarquette (violoncelle) et Michel Dalberto (piano), fonctionne à merveille. Ce nouveau disque suscite l'enthousiasme unanime de la rédaction cd de classiquenews.com. C'est à coup sûr, l'une des meilleures réalisations chambristes des interprètes, et le premier cd "musique de chambre", totalement convaincant du cru 2008.
Duo enfiévré, passionnel, s'imposant par une fusion au questionnement rare, à l'âpreté lyrique, entre vertige tendre et gouffre mélancolique: l'accord du "couple" chambriste, Demarquette/Dalberto crée un miracle musical. Radicalisme "brûlé" de l'Allegro vivace" de l'opus 99, havre émotionnel plus serein mais non moins intense de l'Adagio qui suit, auquel répond cette autre pause presque "berceuse" de l'Adagio de l'opus 78 "Regensonata", déchirements et feux passionnels de l'allegro molto moderato qui lui succède: rien ni personne ne peut résister non plus à l'appel déchirant, marqué du sceau d'une conscience tragique du premier mouvement de l'opus 38, "1ère Sonate pour violoncelle et piano" qui dépeint des champs dévastés tout en apportant l'offrance d'un coeur entier et hautement lyrique... Les deux instrumentistes s'accordent magnifiquement dans l'exaltation d'un subjectivisme fort et prenant.
Les trois Sonates sont jouées à rebours, opus 99 (1886), très beethovénienne), Opus 78 (1878),inspirée du Regenslied, enfin Opus 38 (1862-1865), comme un remontée des eaux romantiques, retour vers la source d'une hypersensibilité, suractive et inquiète qui passe d'un écart à l'autre, traversée de lueurs crépusculaires, et aussi de sublimes hommages aux maîtres anciens: outre Beethoven, c'est Bach qui surgit dans l'entrelac contrapuntique de l'Opus 38 (citation courte mais ardente de L'art de la Fugue). L'intelligence de Demarquette, la pulsation de Dalberto enchantent, enivrent, font tanguer comme un bateau ivre, l'instabilité émotionnelle d'un Brahms décidément irrésistible. Magistral.
Johannes Brahms (1833-1897): Trois Sonates pour violoncelle et piano. Sonate n°2, opus 99. Sonate "Regensonata", opus 78. Sonate n°1, opus 38. Henri Demarquette, violoncelle. Michel Dalberto, piano. 1 cd Warner classics and jazz
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mercredi 19 décembre 2007
CALENDRIER 2008 JEAN PHILIPPE RAIBAUD

" SHADOWS 2008"
Photographies Jean Philippe Raibaud(c)
(Tirage Prestige limité à 500 exemplaires)
Retrouvez Florent, Hassan, Joffrey et Romain devant l'objectif
du photographe Jean Philippe Raibaud.
POUR COMMANDER LE CALENDRIER /
ENVOYER VOTRE DEMANDE à
jeanphilippe_prod@yahoo.fr
Vous recevrez par mail le bon de commande.
A bientôt!!!
mercredi 28 novembre 2007
Miss France par le photographe Peter Lindbergh



Making of du shooting à Deauville des 12 Miss France par le photographe Peter Lindbergh sous la direction artistique du magazine Vogue et stylistisque d'Yves St Laurent : Sophie Thalmann, Cindy Fabre, Maréva Galanter, Maréva Georges, Corinne Coman, Mélody Vilbert, Elodie Gossuin, Linda Hardy, Rachel Legrain-Trapani, Sonia Rolland, Alexandra Rosenfeld et Sylvie Tellier.
Tous les profits de la vente iront à l’Association Ela.
dimanche 14 octobre 2007
Le photographe Lucien Clergue installé sous la Coupole

Par Par Fabienne FAUR AFP - Mercredi 10 octobre, 19h38PARIS (AFP) -
Sous les roulements des tambours de la Garde républicaine, Lucien Clergue, 73 ans, célèbre pour ses nus et ses paysages de Camargue, est devenu mercredi le premier photographe à siéger sous la Coupole, où il a été installé dans la nouvelle section de photographie de l'Académie des Beaux-Arts.
(Publicité)
Le nouvel académicien, revêtu du célèbre habit vert dessiné pour l'occasion par le couturier Christian Lacroix, Arlésien comme lui, inaugure cette nouvelle section de deux fauteuils, à laquelle a également été élu le 31 mai 2006 Yann Arthus-Bertrand, 61 ans. Ce dernier sera reçu début 2008.
Ami de Picasso et de Cocteau, qui furent les parrains de ses débuts, mais aussi de Saint John Perse ou de Roland Barthes, Lucien Clergue est l'auteur d'une centaine d'ouvrages et de 800.000 photographies, parmi lesquelles ses clichés de nus, de gitans, de paysages de Camargue ou de corridas sont les plus renommés.
Titulaire d'un doctorat de lettres option photographie, il a également fondé en 1969 les Rencontres Internationales de la Photographie d'Arles et enseigné à l'Ecole Nationale de la Photographie de cette ville. Son oeuvre est exposée dans les plus grandes institutions du monde.
Après l'entrée solennelle sous la Coupole, Lucien Clergue a été salué par un discours de réception du peintre et Arlésien Guy de Rougemont, qui a évoqué la "dimension historique" de l'entrée pour la première fois de la photographie à l'Institut.
Le nouvel académicien - qui ne succède à personne et ne prononce donc pas l'éloge traditionnel de son prédécesseur - a ensuite longuement évoqué l'histoire de la photographie, qui est selon lui une "écriture avec la lumière" et une "merveilleuse découverte".
Son discours, commencé en provençal par quelques vers du poète Théodore Aubanel, a été dédié au photographe Willy Ronis, qui n'était pas présent en raison de son grand âge.
Sous la Coupole, l'assemblée d'une trentaine d'académiciens, en habit vert, avait été rejointe par de nombreux amis et invités dont Christian Lacroix, Patrick de Carolis, également Arlésien, Pierre Bergé ou Manitas de Plata.
Le cinéaste et académicien Roman Polanski était également présent au côté de Yann Arthus-Bertrand et de deux "Reines d'Arles", qui avaient revêtu le costume traditionnel.
Le photographe s'est ensuite vu remettre son épée d'académicien par Christian Lacroix lors d'une cérémonie à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts voisine.
Sur l'habit vert de Lucien Clergue, le couturier a incorporé aux broderies traditionnelles de rameaux d'olivier, des guirlandes dorées issues du "traje de luz" (habit de lumière) des toreros. La doublure de l'habit a été tissée de minuscules têtes de taureaux.
L'épée, également dessinée par Lacroix, a été forgée à Tolède par un fabricant d'épée de toreros et en a la même courbure spécifique. Dédiée "au photographe, à la camargue et aux amis", elle porte sur le pommeau des références aux trois thèmes chers à Lucien Clergue: un violon qu'il pratique depuis son enfance, un taureau pour la Camargue, et un oeil pour la photographie.
L'Académie des Beaux-Arts, qui comprend désormais huit sections, compte 57 membres. Une dizaine de sièges sont vacants.
lundi 24 septembre 2007
THE REST IS SILENCE
mardi 18 septembre 2007
ROMAIN
jeudi 6 septembre 2007
Des joueurs du XV de France solidaires avec les séropositifs




A l’occasion de la Coupe du monde de rugby, AIDES et TBWA\Paris saisissent la balle au bond avec une nouvelle déclinaison de la campagne "Si j’étais séropositif".
Frédéric Michalak, Yannick Nyanga et Thierry Dusautoir ont en effet accepté de mêler leur image à la lutte contre les discriminations des personnes vivant avec le VIH/sida. Empruntant le vocabulaire du rugby, chacun décline un message dénonçant les situations vécues par les personnes séropositives.
Frédéric Michalak demande ainsi ‘Est-ce qu’on me traînerait dans la boue si j’étais séropositif ?’, Yannick Nyanga ‘ Est-ce que je me ferais plaquer si j’étais séropositif ?’ et Thierry Dusautoir ‘Est-ce que je serais mis sur la touche si j’étais séropositif ?’. Ensemble, ils nous interrogent : ‘Est-ce qu’on serait dans le XV de France si on était séropositif ?’.
La campagne se ponctue toujours par la signature qui porte l’objectif affirmé de l’ensemble de cette campagne depuis son lancement : C’est le sida qu’il faut exclure, pas les séropositifs.
Réussir à faire disparaître tout ou partie des préjugés qui perdurent depuis plus de 20 ans malgré la meilleure connaissance de la maladie serait en effet une très belle victoire.
Quelques jours avant le coup d’envoi de la Coupe du monde de rugby, vous pourrez voir cette campagne en affichage à Paris, Marseille, Montpellier et Toulouse et dans la presse à partir de début septembre. Elle est également déclinée sous la forme du film de 30 secondes bientôt en ligne.
Enfin, la campagne sera prochainement déclinée sur le net grâce à l'agence X-Prime.
Cette campagne n’aurait pas vu le jour sans le concours de nos partenaires, notamment le photographe Patrick Messina, la production Oursin Films, et l’agence de stars Starlink qui nous ont permis de réaliser cette campagne dans un délai record.
mercredi 5 septembre 2007
Dieux du Stade 2008



Le calendrier 2008 des Dieux du Stade (du Stade Français)
a cette fois été réalisé par Steven Klein.
Cet Américain est un photographe très en vogue. Récemment, il a pris des photos de David et Victoria Beckham qui ont fait le tour du monde. On peut donc compter sur lui pour capturer et sublimer l’essence des grands sportifs.
Dans un tout autre registre, c’est Steven Klein qui suit maintenant la chanteuse Madonna depuis des années. Quand on connaît les changements de look spectaculaires que Madonna opère régulièrement, il faut que Steven Klein soit un grand pour qu’elle lui fasse confiance pour fixer aux yeux du public son apparence.
Enfin, il a réalisé de nombreuses campagnes de publicités pour Calvin Klein, Gucci, Trussardi, Roberto Cavali, Bally, Furla, Air France, Alexander Mac Queen et d’autres.
Un spécialiste des photos provocantes
Cadeau :
Naomi Campbell W Magazine Cover Video by Steven Klein
dimanche 26 août 2007
SAISON 2007/2008
Sousse (Tunisie) photo Jean Philippe Raibaud (c) Août 2007
Bonjour à tous!
De retour après un bon mois d'absence pour cause de vacances...
retrouvons-nous pour une nouvelle saison artistique.
Vous retrouverez bientôt une série de photographies sur Sousse (en Tunisie) et Barcelone.
Ainsi qu'une nouvelle série de sportifs pour le calendrier 2008 !!!!
A bientôt
Jean Philippe
jeudi 14 juin 2007
LOUIS2 HOTEL DE LA TREMOILLE

A partir du 14 juin 2007, retrouvez mes photographies de la série "HAIKU" au Louis2, le nouveau restaurant de l'hotel de la Trémoille (exposition permanente)75008 PARIS.
pour plus d'informations :
http://www.hotel-tremoille.com/
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mercredi 2 mai 2007
mardi 10 avril 2007
SEBASTIAN CASTELLA
Sébastien Castella en 6 dates 31 janvier 1983 Naît à Béziers. 1997 S'installe à Gines, près de Séville. 1999 Novillero. 2000 Prend l'alternative à Madrid 2004 Confirme l'alternative. Septembre 2006 La Fédération taurine espagnole le désigne meilleur matador de l'année.

Sébastien Castella, 24 ans. Premier Français à avoir été sacré meilleur matador de l'année par les Espagnols, ce sobre téméraire revient aujourd'hui aux arènes d'Arles.

«D ouze minutes.» Quoique enrobés dans le velours de son accent méridional, celui de Béziers, les deux mots claquent dans l'air. C'était en décembre, dans les arènes de Cali, en Colombie. Sébastien Castella est à terre. «Avec ses 500 kilos, le toro me cloue entre lui et le sol. Je me relève, je vacille, j'ai des vertiges. Un moment, je ne peux plus respirer.» La plupart des matadors seraient allés droit à l'infirmerie. Pas lui. Lui mènera la faena jusqu'au terme. Entre l'accident et l'estocade s'écouleront les douze minutes. «Cela m'a paru un siècle.» Trois côtes cassées, la plèvre déchirée, un poumon transpercé. C'est la quinzième cornada («coup de corne») subie par Sébastien Castella, la plus terrible de sa courte carrière. Et Castella de reprendre : «Il me fallait continuer. C'est dans mon caractère, je ne sais pas faire autrement.» Depuis Cali, trois mois ont passé. Le jeune Biterrois a des tiges de fer dans le thorax. «Douloureusement», il a repris l'entraînement dans les élevages autour de Gines, là où il réside, à deux pas de Séville. Dans ce grand hôtel madrilène, où il reçoit, il ne pense qu'à une chose : sa double «réapparition», ce 6 avril, en habit de lumières, dans les arènes d'Arles.

Sébastien Castella, c'est l'irruption d'un Français au firmament de la tauromachie. En septembre 2006, il est sacré meilleur matador de l'année par la fédération taurine espagnole. Depuis, toutes les places se l'arrachent. Le mundillo (le «monde taurin») en a fait sa coqueluche. «J'ai rarement vu un torero armé d'autant de courage et d'intrépidité», dit Simon Casas, référence du milieu et directeur des arènes de Nîmes. A raison de 100 000 euros par corrida, la cote de Castella n'a plus rien à envier à celle des grandes figures, d'Enrique Ponce à José Tomás. Les spécialistes s'extasient devant le parcours météorite de ce torero valeureux et précoce (il a 24 ans) qui a explosé en 2005. L'étonnant, c'est qu'il semble comme étranger à ce concert de louanges. Car, depuis qu'il a pris l'alternative à Madrid, il y a sept ans, le torero de Béziers n'a qu'une idée en tête. Non seulement il veut devenir le numéro 1, mais il entend aussi «marquer une époque» et «laisser une trace inoubliable». A la manière de Manolete, Antonio Ordóñez ou Paco Ojeda, les légendes du genre. Pas moins. On ne pourra l'accuser de fausse modestie. Mais, bizarrement, difficile aussi de voir en lui de l'arrogance. Sébastien Castella n'en a ni le ton ni le regard. Son discours tâtonne souvent, cherche le mot juste.
Le personnage est énigmatique. Ce qui frappe au premier abord, c'est une timidité manifeste d'adolescent attardé, une sincérité qu'accompagne une voix fluette et haut perchée, une minceur élégante tendue comme un arc. Avec ses chaussures italiennes, ses lunettes de soleil design, son costume couleur sable taillé sur mesure, Castella ne cache rien de son goût pour les marques et la belle sape. Ni pour les voitures de luxe. Le sourire est étincelant de blancheur, l'oeil est clair et séducteur, l'allure est celle d'un Adonis qui en jette. «Sebastián» est l'un des rares toreros à préférer la ville à la campagne. Et pourtant, ceux qui le connaissent le décrivent comme un être introverti et secret. Lorsqu'il ne sourit pas, son visage légèrement tailladé est inexpressif et impénétrable. Un sphinx, avec la parure d'un éphèbe. Une façon, certainement, de préserver son impératif de grandeur de la contamination extérieure. «Depuis tout jeune, je n'ai pensé qu'à devenir una figura. Ces grands toreros, je les voyais comme des dieux.» Dans son enfance, il raffole déjà des capeas avec les vaches de Camargue, et manie la muleta avec brio à l'école taurine de Béziers, où ce fils d'éleveurs de toros et de chevaux de corrida s'entraîne seul sans voir les heures défiler.
Le toreo lui a volé son adolescence. A l'âge de 14 ans, le Biterrois part s'installer à Séville pour y vivre sa passion. Il réside depuis sur les terres de son maestro, José Antonio Campuzano. «Cela a été un peu dur de quitter mes racines et ma famille si jeune, mais aller vivre là-bas était une condition pour pouvoir ensuite triompher», dit-il avec une sorte de distance froide. Le Français a appris la langue avec l'accent andalou, et a fait sa percée dans un monde jalousement dominé par les Espagnols. Il s'est bien adapté, même s'il vouvoie encore avec la même constance que ses acolytes tutoient d'emblée. Très fleur bleue, amateur de mélos hexagonaux et des chansons de Cloclo et de Michel Sardou, ce croyant a su pénétrer l'hermétique culture sévillane en devenant pénitent d'une confrérie (celle de l'Estrella, pour la Semaine sainte), dévot de la Vierge locale de la Macarena, et supporteur du FC Séville l'un des deux clubs de foot de la capitale andalouse. Là-bas, «Sebastián» a préféré comme nom de scène celui de son père, Castella, d'origine espagnole, à celui de sa mère, Turzack, d'extraction polonaise, peu seyant sur une affiche de corrida.
Il dit avoir pour l'instant tout sacrifié au sacerdoce tauromachique. Dans ce pays où les toreros font chavirer les coeurs et dont les romances avec des actrices ou des pop stars alimentent les chroniques people, le matador du Languedoc n'a pas de petite amie. «Pour l'instant, je n'ai pas le temps pour ces choses-là.» Ses amitiés sont rares. La presse espagnole l'a d'ailleurs surnommé le «torero de l'intérieur». «Même si je me suis ouvert ces derniers temps, je suis un type bizarre, très solitaire. Lorsque commence la saison, je me donne à 100 %, je ne pense à rien d'autre qu'à triompher. C'est ce qui me fait lever chaque matin. C'est ce qui me pousse chaque fois à risquer ma vie dans des arènes.» Et la peur de la mort ? «Bah...» Et la douleur, en cas de cornada ? «Mon maestro dit que je suis insensible à la douleur. En réalité, mon corps me fait mal, mais j'essaie de ne rien laisser paraître.» Et, depuis cinq ans, ce corps doit suivre un rythme infernal. Une centaine de corridas l'an (les trois quarts en Europe, le reste en Amérique latine), le coude à coude avec les meilleurs, les exigences médiatiques. Et des triomphes partout, de Bilbao à Quito, de Mexico à Nîmes. Même si, à ses yeux, rien ne vaut un sacre dans les arènes madrilènes de Las Ventas, face au «public le plus exigeant et aussi le plus juste».
Ce rythme, il n'en veut plus. Il va donc diminuer le nombre de ses apparitions. «On ne peut pas donner le meilleur de soi-même cent fois par an. C'est impossible. Or, par respect pour le toro, qui doit lutter jusqu'au bout, et pour le public, qui a payé sa place, c'est une exigence que je me fixe.» Tel est le credo de ce jeune matador qui parle de «repousser sans cesse les limites de l'héroïsme». Car, pour Castella, il y a deux voies. Celle des toreros techniciens et esthètes, la majorité. Et l'autre, la sienne, une «minorité», qui choisit de réduire au minimum la distance avec le toro, et donc d'accentuer le risque mortel, à la manière du prodige José Tomás, son modèle contemporain. «Mon chemin à moi, c'est de laisser un peu de côté la technique et de privilégier la pureté dans le mano a mano, l'affrontement direct avec l'animal. Face au toro, je ne veux pas faire semblant. Ce que je cherche, c'est de parvenir à ces moments rarissimes où l'art et le fait de risquer sa peau ne font qu'un. Quand un aficionado vit cela dans des arènes, il ne l'oublie jamais. Pour moi, laisser ce souvenir impérissable compte plus que de couper une ou deux oreilles.» Sébastien Castella dit ne pas avoir d'autres limites que celles que lui fixe le toro

Par François MUSSEAU
QUOTIDIEN LIBERATION : vendredi 6 avril 2007

Sébastien Castella, 24 ans. Premier Français à avoir été sacré meilleur matador de l'année par les Espagnols, ce sobre téméraire revient aujourd'hui aux arènes d'Arles.

«D ouze minutes.» Quoique enrobés dans le velours de son accent méridional, celui de Béziers, les deux mots claquent dans l'air. C'était en décembre, dans les arènes de Cali, en Colombie. Sébastien Castella est à terre. «Avec ses 500 kilos, le toro me cloue entre lui et le sol. Je me relève, je vacille, j'ai des vertiges. Un moment, je ne peux plus respirer.» La plupart des matadors seraient allés droit à l'infirmerie. Pas lui. Lui mènera la faena jusqu'au terme. Entre l'accident et l'estocade s'écouleront les douze minutes. «Cela m'a paru un siècle.» Trois côtes cassées, la plèvre déchirée, un poumon transpercé. C'est la quinzième cornada («coup de corne») subie par Sébastien Castella, la plus terrible de sa courte carrière. Et Castella de reprendre : «Il me fallait continuer. C'est dans mon caractère, je ne sais pas faire autrement.» Depuis Cali, trois mois ont passé. Le jeune Biterrois a des tiges de fer dans le thorax. «Douloureusement», il a repris l'entraînement dans les élevages autour de Gines, là où il réside, à deux pas de Séville. Dans ce grand hôtel madrilène, où il reçoit, il ne pense qu'à une chose : sa double «réapparition», ce 6 avril, en habit de lumières, dans les arènes d'Arles.

Sébastien Castella, c'est l'irruption d'un Français au firmament de la tauromachie. En septembre 2006, il est sacré meilleur matador de l'année par la fédération taurine espagnole. Depuis, toutes les places se l'arrachent. Le mundillo (le «monde taurin») en a fait sa coqueluche. «J'ai rarement vu un torero armé d'autant de courage et d'intrépidité», dit Simon Casas, référence du milieu et directeur des arènes de Nîmes. A raison de 100 000 euros par corrida, la cote de Castella n'a plus rien à envier à celle des grandes figures, d'Enrique Ponce à José Tomás. Les spécialistes s'extasient devant le parcours météorite de ce torero valeureux et précoce (il a 24 ans) qui a explosé en 2005. L'étonnant, c'est qu'il semble comme étranger à ce concert de louanges. Car, depuis qu'il a pris l'alternative à Madrid, il y a sept ans, le torero de Béziers n'a qu'une idée en tête. Non seulement il veut devenir le numéro 1, mais il entend aussi «marquer une époque» et «laisser une trace inoubliable». A la manière de Manolete, Antonio Ordóñez ou Paco Ojeda, les légendes du genre. Pas moins. On ne pourra l'accuser de fausse modestie. Mais, bizarrement, difficile aussi de voir en lui de l'arrogance. Sébastien Castella n'en a ni le ton ni le regard. Son discours tâtonne souvent, cherche le mot juste.
Le personnage est énigmatique. Ce qui frappe au premier abord, c'est une timidité manifeste d'adolescent attardé, une sincérité qu'accompagne une voix fluette et haut perchée, une minceur élégante tendue comme un arc. Avec ses chaussures italiennes, ses lunettes de soleil design, son costume couleur sable taillé sur mesure, Castella ne cache rien de son goût pour les marques et la belle sape. Ni pour les voitures de luxe. Le sourire est étincelant de blancheur, l'oeil est clair et séducteur, l'allure est celle d'un Adonis qui en jette. «Sebastián» est l'un des rares toreros à préférer la ville à la campagne. Et pourtant, ceux qui le connaissent le décrivent comme un être introverti et secret. Lorsqu'il ne sourit pas, son visage légèrement tailladé est inexpressif et impénétrable. Un sphinx, avec la parure d'un éphèbe. Une façon, certainement, de préserver son impératif de grandeur de la contamination extérieure. «Depuis tout jeune, je n'ai pensé qu'à devenir una figura. Ces grands toreros, je les voyais comme des dieux.» Dans son enfance, il raffole déjà des capeas avec les vaches de Camargue, et manie la muleta avec brio à l'école taurine de Béziers, où ce fils d'éleveurs de toros et de chevaux de corrida s'entraîne seul sans voir les heures défiler.
Le toreo lui a volé son adolescence. A l'âge de 14 ans, le Biterrois part s'installer à Séville pour y vivre sa passion. Il réside depuis sur les terres de son maestro, José Antonio Campuzano. «Cela a été un peu dur de quitter mes racines et ma famille si jeune, mais aller vivre là-bas était une condition pour pouvoir ensuite triompher», dit-il avec une sorte de distance froide. Le Français a appris la langue avec l'accent andalou, et a fait sa percée dans un monde jalousement dominé par les Espagnols. Il s'est bien adapté, même s'il vouvoie encore avec la même constance que ses acolytes tutoient d'emblée. Très fleur bleue, amateur de mélos hexagonaux et des chansons de Cloclo et de Michel Sardou, ce croyant a su pénétrer l'hermétique culture sévillane en devenant pénitent d'une confrérie (celle de l'Estrella, pour la Semaine sainte), dévot de la Vierge locale de la Macarena, et supporteur du FC Séville l'un des deux clubs de foot de la capitale andalouse. Là-bas, «Sebastián» a préféré comme nom de scène celui de son père, Castella, d'origine espagnole, à celui de sa mère, Turzack, d'extraction polonaise, peu seyant sur une affiche de corrida.
Il dit avoir pour l'instant tout sacrifié au sacerdoce tauromachique. Dans ce pays où les toreros font chavirer les coeurs et dont les romances avec des actrices ou des pop stars alimentent les chroniques people, le matador du Languedoc n'a pas de petite amie. «Pour l'instant, je n'ai pas le temps pour ces choses-là.» Ses amitiés sont rares. La presse espagnole l'a d'ailleurs surnommé le «torero de l'intérieur». «Même si je me suis ouvert ces derniers temps, je suis un type bizarre, très solitaire. Lorsque commence la saison, je me donne à 100 %, je ne pense à rien d'autre qu'à triompher. C'est ce qui me fait lever chaque matin. C'est ce qui me pousse chaque fois à risquer ma vie dans des arènes.» Et la peur de la mort ? «Bah...» Et la douleur, en cas de cornada ? «Mon maestro dit que je suis insensible à la douleur. En réalité, mon corps me fait mal, mais j'essaie de ne rien laisser paraître.» Et, depuis cinq ans, ce corps doit suivre un rythme infernal. Une centaine de corridas l'an (les trois quarts en Europe, le reste en Amérique latine), le coude à coude avec les meilleurs, les exigences médiatiques. Et des triomphes partout, de Bilbao à Quito, de Mexico à Nîmes. Même si, à ses yeux, rien ne vaut un sacre dans les arènes madrilènes de Las Ventas, face au «public le plus exigeant et aussi le plus juste».
Ce rythme, il n'en veut plus. Il va donc diminuer le nombre de ses apparitions. «On ne peut pas donner le meilleur de soi-même cent fois par an. C'est impossible. Or, par respect pour le toro, qui doit lutter jusqu'au bout, et pour le public, qui a payé sa place, c'est une exigence que je me fixe.» Tel est le credo de ce jeune matador qui parle de «repousser sans cesse les limites de l'héroïsme». Car, pour Castella, il y a deux voies. Celle des toreros techniciens et esthètes, la majorité. Et l'autre, la sienne, une «minorité», qui choisit de réduire au minimum la distance avec le toro, et donc d'accentuer le risque mortel, à la manière du prodige José Tomás, son modèle contemporain. «Mon chemin à moi, c'est de laisser un peu de côté la technique et de privilégier la pureté dans le mano a mano, l'affrontement direct avec l'animal. Face au toro, je ne veux pas faire semblant. Ce que je cherche, c'est de parvenir à ces moments rarissimes où l'art et le fait de risquer sa peau ne font qu'un. Quand un aficionado vit cela dans des arènes, il ne l'oublie jamais. Pour moi, laisser ce souvenir impérissable compte plus que de couper une ou deux oreilles.» Sébastien Castella dit ne pas avoir d'autres limites que celles que lui fixe le toro

Par François MUSSEAU
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