lundi 28 avril 2008

MATHIEU DEMARS - THEATRE


Photos Jean Philippe Raibaud pour Ewan Lobé Jr (c) 2008
http://padoue.la.piece.free.fr/flash/affiche2.swf

Adaptation : Victor Hugo
Metteur en scène : Ewan Lobé Jr.
Avec Severine Bozkurt , Geraude Ayeva-Derman , Mathieu Demars , Ewan Lobé Jr. , Jeremy Noam , Romain Bermon , Alexia Annequin , Roxanne Valente


La redoutable et colonialiste république de Venise emploie des espions pour asseoir son hégémonie et distiller la peur parmi ses sujets. Homodei est l'un de ses sbires. Amoureux de l'épouse du gouverneur de Padoue, territoire acquis aux vénitiens, il s'est déclaré auprès de la jeune femme mais a été rejeté comme un chien. Haineux, il va user de sa condition de rôdeur de l'ombre pour se venger de Catarina, cette épouse à l'embarrassant secret...

dimanche 6 avril 2008

FLORENT THEVENOT by JEAN PHILIPPE RAIBAUD




PHOTOGRAPHIE JEAN PHILIPPE RAIBAUD (c) reproduction interdite - mars 2008

PHOTOGRAPHIE JEAN PHILIPPE RAIBAUD (c) reproduction interdite - mars 2008

PHOTOGRAPHIE JEAN PHILIPPE RAIBAUD (c) reproduction interdite - mars 2008

vendredi 4 avril 2008

MOURAD BY JPH RAIBAUD



Du talent.......... rien que du talent!
see you soon man!
jp

mardi 1 avril 2008

U4Men.com GREGORY CAPRA




Mon ami Greg Capra dans U4MEN!
http://www.gregory-capra.com/
http://www.gregory-capra.book.fr/photos.htm

vendredi 28 mars 2008

DALBERTO - DEMARQUETTE - BRAHMS Photographies Jean Philippe Raibaud




Photos Jean Philippe Raibaud (c) 2008

Photos Jean Philippe Raibaud (c) 2008

Photos Jean Philippe Raibaud (c) 2008

CD, coup de coeur: Sonates pour violoncelle et piano par Henri Demarquette et Michel Dalberto (1 cd Warner) - (vendredi 28 mars 2008)

Warner classics comble nos attentes: en publiant en avril 2008, trois Sonates pour violoncelle et piano de Johannes Brahms, le label souligne surtout combien, ambassadeur du feu passionnel du compositeur romantique, le duo Henri Demarquette (violoncelle) et Michel Dalberto (piano), fonctionne à merveille. Ce nouveau disque suscite l'enthousiasme unanime de la rédaction cd de classiquenews.com. C'est à coup sûr, l'une des meilleures réalisations chambristes des interprètes, et le premier cd "musique de chambre", totalement convaincant du cru 2008.

Duo enfiévré, passionnel, s'imposant par une fusion au questionnement rare, à l'âpreté lyrique, entre vertige tendre et gouffre mélancolique: l'accord du "couple" chambriste, Demarquette/Dalberto crée un miracle musical. Radicalisme "brûlé" de l'Allegro vivace" de l'opus 99, havre émotionnel plus serein mais non moins intense de l'Adagio qui suit, auquel répond cette autre pause presque "berceuse" de l'Adagio de l'opus 78 "Regensonata", déchirements et feux passionnels de l'allegro molto moderato qui lui succède: rien ni personne ne peut résister non plus à l'appel déchirant, marqué du sceau d'une conscience tragique du premier mouvement de l'opus 38, "1ère Sonate pour violoncelle et piano" qui dépeint des champs dévastés tout en apportant l'offrance d'un coeur entier et hautement lyrique... Les deux instrumentistes s'accordent magnifiquement dans l'exaltation d'un subjectivisme fort et prenant.
Les trois Sonates sont jouées à rebours, opus 99 (1886), très beethovénienne), Opus 78 (1878),inspirée du Regenslied, enfin Opus 38 (1862-1865), comme un remontée des eaux romantiques, retour vers la source d'une hypersensibilité, suractive et inquiète qui passe d'un écart à l'autre, traversée de lueurs crépusculaires, et aussi de sublimes hommages aux maîtres anciens: outre Beethoven, c'est Bach qui surgit dans l'entrelac contrapuntique de l'Opus 38 (citation courte mais ardente de L'art de la Fugue). L'intelligence de Demarquette, la pulsation de Dalberto enchantent, enivrent, font tanguer comme un bateau ivre, l'instabilité émotionnelle d'un Brahms décidément irrésistible. Magistral.

Johannes Brahms (1833-1897): Trois Sonates pour violoncelle et piano. Sonate n°2, opus 99. Sonate "Regensonata", opus 78. Sonate n°1, opus 38. Henri Demarquette, violoncelle. Michel Dalberto, piano. 1 cd Warner classics and jazz

mercredi 26 mars 2008

Arles et la mode vue par Christian Lacroix aux Rencontres photo d'Arles

Quelque 60 expositions de photographie seront présentées du 8 juillet au 14 septembre dans toute la ville pour la 39e édition du festival dont le couturier, qui en a concocté une large part, présentait mercredi le détail devant la presse.

Absent d'Arles où il "n'avait pas mis les pieds depuis neuf ans", le couturier de 56 ans entend par cette programmation "rendre à la ville ce qu'elle (lui a) donné, montrer de la mode mais pas sur papier glacé bling-bling et jouer le rôle de passeur des écrivains d'images".

Ce "collectionneur amateur" qui fait de la photo "comme tout le monde" -- il a un petit numérique dans la poche -- a expliqué que "derrière chacune de (ses) robes, il y a une image. J'ai vécu par procuration dans les magazines de mode", a ajouté le couturier qui crée un modèle en "amassant des images" qu'il fait "se rencontrer".

Outre un travail pour le magazine The New Yorker de Richard Avedon, photographe à Vogue et Harper's Bazaar aujourd'hui disparu, la programmation de Christian Lacroix propose une vingtaine d'expositions personnelles de photographes contemporains, souvent français, amis de longue date ou rencontres récentes, liés ou non à l'univers de la mode.

Jean-Christian Bourcart proposera un travail sur la photographie de mariage, Grégoire Korganow sur les coulisses des défilés de mode, Françoise Huguier sur les appartements communautaires russes et Patrick Swirc un journal photographique intime à son épouse.

Peter Lindbergh évoquera Arles et la Camargue, Vanessa Winship les écolières turques alors que Samuel Fosso, photographe camerounais, se met en scène.

Les prostituées indiennes, les "cocottes" du Second Empire, des oeuvres des collections publiques sur la mode, les "trucs" d'Henri Roger, sorte de +Méliès+ du début du XXe siècle, l'extraction du sel aux Salin-de-Giraud --"où mon arrière arrière grand-père était gardien de nuit"--, ou encore les reporters locaux arlésiens, seront quelques uns des sujets évoqués.

Christian Lacroix présentera également un "travail très modeste, mais qui (lui) tient à coeur", que sont les fonds photographiques de sa maison de couture, faits de polaroïds, images accumulées ou découpées et de cahiers de collages tandis qu'un travail d'Alain-Charles Beau évoquera les coulisses de la maison Lacroix.
PARIS (AFP) - La mode, mais photographiée autrement, sa ville natale d'Arles et les images de nombreux artistes contemporains ont été choisis par le couturier Christian Lacroix pour les Rencontres de photographie d'Arles dont il assure cette année la programmation très variée.

Une exposition "photographie vestimentaire", composée de plusieurs sections, montrera d'anciennes photographies de modèles, les natures mortes pour accessoires du magazine Vogue, les usages professionnels de la photographie dans la mode -- +books+, catalogues -- et la vidéo de mode.

Les Rencontres proposeront également des expositions de Mimmo Jodice, Jane Evelyn Atwood, Paolo Pellegrin, sur Bartabas ou le Groupe F.

Les Rencontres organisent également, traditionnellement, un colloque, des stages, un prix et des événements festifs divers.

Le budget du festival, qui avait accueilli l'an dernier 55.000 visiteurs, est de 3,8 millions d'euros, dont 50% viennent de subventions publiques (Etat, Régions, Ville, etc.), 25% de la billetterie et 25% du mécénat.

mercredi 5 mars 2008

SNOOP DOGG "EGO TRIPPIN"




Le vétéran du Hip Hop, SNOOP DOGG sort son 9ème bébé, EGO TRIPPIN qui comme il se traduit annonce un album que l’artiste à décider de faire pour son propre plaisir et non pour séduire quiconque. “I just don’t give a f**k right now and I’m gonna do me, ‘cause that is what I do best!” (je me fous de tout maintenant et je fais ce que je sais faire car c’est ce que je fais de mieux) à expliqué Snoop. La musique de ce nouvel album inclura de nombreux morceaux aux influences des années 80’ (inspiration de Prince, Morris Day & The Time, Rick James, George Clinton et The Gap Band) avec en rajout des titres R’n’B et gangsta rap.

mardi 4 mars 2008

"la carrière du libertin" de Stravinsky



Opéra: Olivier Py met en scène "la carrière du libertin" de Stravinsky


PARIS (AFP) - Olivier Py a fait lundi soir des débuts très attendus à l'Opéra de Paris en mettant en scène et en lumière, avec ses néons familiers, "The Rake's Progress" ("la carrière de libertin") de Stravinsky, dont il tire une réflexion plus noire que blanche sur la vanité de l'homme.

Cette nouvelle production, à l'affiche du Palais Garnier pour huit autres représentations jusqu'au 24 mars permet de réparer une double anomalie.

D'abord, le principal opéra d'Igor Stravinsky (1882-1951) n'avait pas été donné à l'Opéra de Paris depuis plus d'un demi-siècle: dans la foulée de sa création à Venise (1951), il avait été joué à la salle Favart à partir de 1953, mais pour 27 représentations seulement.

En outre, Olivier Py, 42 ans, l'un des metteurs en scène français les plus doués de sa génération, a déjà signé huit productions lyriques de Nancy à Moscou en passant par Nantes, Edimbourg et surtout Genève, mais il n'avait curieusement jamais eu les honneurs du premier Opéra de France.

Ces débuts n'étaient d'ailleurs pas prévus. Cependant, le Suisse Luc Bondy ayant déclaré forfait pour raisons de santé, Olivier Py a accepté, malgré ses nouvelles fonctions de directeur du théâtre national de l'Odéon, de monter un projet en quelques semaines.

Ce catholique flamboyant avait de bonnes raisons d'accepter de faire sienne une histoire qui rejoint sa préoccupation d'un théâtre philosophique et poétique.

"The Rake's Progress" raconte la déchéance de Tom Rakewell, qui renonce à son idylle avec Anne Trulove pour embrasser une vie de débauche au terme d'un pacte faustien... et finir à l'asile psychiatrique.

Olivier Py résume ce propos en composant avec un crâne humain, des livres anciens et un sablier une "vanité" (nature morte en vogue notamment au XVIIe siècle) qui ne désertera pas son plateau pour dire la fragilité de l'homme face au savoir et au temps.

Comme toujours, son spectacle s'appuie sur une forte scénographie signée de Pierre-André Weitz, dont les modules métalliques noirs, par la magie de la mobilité et de la transformation, peuvent faire apparaître, en contrebas du nid d'amour de Tom et Anne, le bordel où Rakewell se perdra bientôt.

Ce décor unifié, éclairé par des néons déjà croisés chez Py ("Tannhäuser" de Wagner notamment) et passant d'une couleur (rouge, bleu, blanc, jaune) et d'une esquisse (soleils, roues...) à l'autre, concourt à la cohérence d'un propos qui a le mérite de ne pas brouiller un excellent livret.

Mais ce "Rake's Progress" plutôt sombre aurait pu être moins propret, plus caustique (la "femme à barbe" de la mezzo américaine Jane Henschel est l'un des rares motifs de drôlerie) et plus émouvant (la soprano texane Laura Claycomb y contribue modestement).

Deux prises de rôles sont à saluer: celles du ténor anglais Toby Spence (Tom Rakewell), voix aussi caressante que rayonnante, et du baryton Laurent Naouri (Nick Shadow), bel acteur méphistophélique, que Py met au centre de sa lecture.

La déception vient de la fosse: le chef d'orchestre britannique Edward Gardner peine à donner souffle et tension à la partition néo-classique de Stravinsky, qui requiert une mise en place autrement plus nette.

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lundi 3 mars 2008

Lagerfeld Confidentiel

teaser Lagerfeld Confidentiel

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Description : Karl Lagerfeld, Rodolphe Marconi documentary teaser.
Lagerfeld Confidentiel - Teaser 2

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Description : Karl Lagerfeld, Rodolphe Marconi documentary teaser.
photo shooting

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Lagerfeld confidential : Kidman private photo shoot

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Description : During a private party at Karl Lagerfeld's house in Paris, a private photo shoot of the guests... with Nicole Kidman. Brought to you exclusively by realitism film on myspace Boudoir, the myspace community fashion reference, www . myspace . com/fashionboudoir

Juste la fin du monde - Comédie Française

A NE PAS MANQUER..........
Jean philippe


Juste la fin du monde
de Jean-Luc Lagarce

Louis, trente-quatre ans, est à l’aube de sa mort. Il a peur, mais il a décidé : il retournera voir sa famille. Après un très long silence ponctué de cartes postales, « petites lettres elliptiques », il parlera. Lors d’une ultime visite, il annoncera sa mort prochaine à sa mère, à sa petite sœur Suzanne, et à son frère Antoine. À la discrète Catherine, la femme de celui-ci, il parlera aussi. Mais le retour inespéré du fils aîné dans « la maison de la mère » ranime d’anciennes querelles et de vieux fantômes de famille. Les mots s’empêtrent et les malentendus s’accumulent sous l’œil de la mère, car à la ville, « vous vivez d’une drôle de manière », dit-elle. Digressions, arrêts brusques, redites, la parole est en errance. Chacun tente de rattraper le temps perdu. Expression maladroite de la solitude, du doute, du manque, de l’envie, et de l’amour dissimulé sous un voile de rancœur. Finalement, Louis repart sans avoir pu se livrer, « sans jamais avoir osé faire tout ce mal », emportant à jamais son secret, comme si le silence était la seule issue. L.S.-B.

Salle Richelieu
Mise en scène de Michel Raskine
Du 01 mars au 01 juillet 2008

mercredi 19 décembre 2007

CALENDRIER 2008 JEAN PHILIPPE RAIBAUD



" SHADOWS 2008"
Photographies Jean Philippe Raibaud(c)

(Tirage Prestige limité à 500 exemplaires)


Retrouvez Florent, Hassan, Joffrey et Romain devant l'objectif
du photographe Jean Philippe Raibaud.


POUR COMMANDER LE CALENDRIER /
ENVOYER VOTRE DEMANDE à

jeanphilippe_prod@yahoo.fr

Vous recevrez par mail le bon de commande.

A bientôt!!!

vendredi 14 décembre 2007

Calendrier Pirelli 2008 - Perles d'Orient


© Calendrier Pirelli 2008, Patrick Demarchelier, mois de Novembre, Maggie Cheung

© Calendrier Pirelli 2008, Patrick Demarchelier, mois de Octobre, Du Juan

© Calendrier Pirelli 2008, Patrick Demarchelier, mois de Septembre, Sacha Pivovarova

© Calendrier Pirelli 2008, Patrick Demarchelier, mois de Avril, Gemma Ward

© Calendrier Pirelli 2008, Patrick Demarchelier, mois de Février, Mo Van Dan

mercredi 5 décembre 2007

FLORENT THEVENOT


Florent Thevenot - Photo Jean Philippe Raibaud(c) novembre 2007

mercredi 28 novembre 2007

Miss France par le photographe Peter Lindbergh






Making of du shooting à Deauville des 12 Miss France par le photographe Peter Lindbergh sous la direction artistique du magazine Vogue et stylistisque d'Yves St Laurent : Sophie Thalmann, Cindy Fabre, Maréva Galanter, Maréva Georges, Corinne Coman, Mélody Vilbert, Elodie Gossuin, Linda Hardy, Rachel Legrain-Trapani, Sonia Rolland, Alexandra Rosenfeld et Sylvie Tellier.

Tous les profits de la vente iront à l’Association Ela.

jeudi 22 novembre 2007

SLIDE


Photos Jean Philippe Raibaud (c) droits réservés nov2007

lundi 19 novembre 2007

MATHIEU DEMARS - Comédien


MATHIEU DEMARS - Photo Jean Philippe Raibaud (c) Nov2007

MATHIEU DEMARS - Photo Jean Philippe Raibaud (c) Nov2007

MATHIEU DEMARS - Photo Jean Philippe Raibaud (c) Nov2007

MATHIEU DEMARS - Photo Jean Philippe Raibaud (c) Nov2007

MATHIEU DEMARS - Photo Jean Philippe Raibaud (c) Nov2007

mardi 13 novembre 2007

CHRISTIAN LACROIX. Histoires de Mode


Photographie Haute Couture CHRISTIAN LACROIX (c) Jean Philippe Raibaud

A l’occasion des 20 ans de la création de la maison de couture Christian Lacroix, Les Arts Décoratifs invitent le créateur à présenter sa première exposition monographique. Christian Lacroix, histoires de mode est une aventure unique, une histoire de la mode du XVIIIe siècle à nos jours racontée de façon libre et subjective par Christian Lacroix lui-même.

C’est un projet de type nouveau où la lecture du patrimoine de la mode, via les collections historiques des Arts Décoratifs, s’associe aux modèles les plus significatifs de la création du couturier. Il en résulte un véritable musée imaginaire, en même temps qu’une interprétation et une passionnante histoire personnelle de la mode.

En s’immergeant dans les collections de mode et textile des Arts Décoratifs, chaque semaine depuis plusieurs mois, le couturier a conçu une exposition où « des lieux, des époques qui n’avaient strictement rien à voir entre eux et qui, frottés comme un silex, font naître une étrangeté (étrange, étranger) d’actualité » (propos de Christian Lacroix recuillis par Olivier Saillard, La Pensée de midi, juin 2000).

Méthodiquement, avec l’exigence et la méticulosité d’un conservateur de musée qu’il aurait souhaité devenir lorsqu’il était étudiant en section Histoire de l’art à Montpellier puis à l’Ecole du Louvre à Paris, Christian Lacroix a examiné chaque vêtement, chaque accessoire conservé en réserve avant d’arrêter sa sélection.

Plus de 400 vêtements, scrupuleusement choisis selon des thèmes ou des techniques que le couturier affectionne et qui ont ponctué l’histoire de la mode, sont mis en regard avec ses propres créations, créant un jeu d’échos et de croisements entre le présent et le passé.

Ainsi les 80 modèles de haute couture de Christian Lacroix illustrent ces différents sujets, les mettent en miroir ou en abîme : les carreaux, les rayures, les pois, le matelassage, le tweed, la couleur... C’est aussi l’occasion pour le couturier de révéler des surprises ressenties devant la découverte de certaines pièces telles les robes des années 30 de Mainbocher entièrement perlées et brodées, qu’il a choisi de montrer. Comme les cartes divisées en trois (tête, tronc, jambes) que l’on peut mélanger à l’infini et avec lesquelles Christian Lacroix dit ne jamais avoir cessé de jouer depuis qu’elles devinrent son jeu favori d’enfant, l’exposition qu’il a conçue s’articule selon trois modes de lecture :

une sélection de vêtements historiques, répertoriés et exposés par connivence plastique, stylistique ou par évocations historiques,
des modèles issus des ateliers Christian Lacroix illustrant vingt ans de création et mettant en évidence les perspectives historiques de la mode évoquées plus haut,
une intervention directe et innovante, mêlant certaines pièces vestimentaires appartenant au musée à celles de Christian Lacroix de manière à inventer une nouvelle silhouette.
Créateur et couturier, réalisateur d’une histoire de la mode subjective et nuancée comme aucun conservateur ou historien de mode ne pourra jamais l’être, Christian Lacroix signe, avec Jean-Michel Bertin, la scénographie en choisissant de faire du vêtement un décor et en imaginant un mannequin particulier pour l’événement.



Quelques phrases d’intention de Christian Lacroix sur le projet :

« Ce n’est pas une rétrospective mais mon regard sur les collections de costumes et de mode des Arts Décoratifs. J’ai sélectionné les pièces les plus inspirantes dont certaines n’ont jamais été montrées, pour raconter au mieux l’histoire de la mode tel un conservateur de musée, que j’aurais souhaité devenir.

Ces vingt ans de couture auront été une autre façon de raconter cette histoire, j’ai choisi les maillons forts parmi une sélection de modèles haute couture de la Maison Lacroix allant de 1987 à 2007. Réunis ensuite par thèmes, du blanc au noir en passant par la couleur, les fleurs, les graphismes, l’ethnique... je les ai associés à des pièces du musée, en allant peut-être jusqu’à mixer-centrifuger les périodes entre elles.

Nous garderons un esprit un peu clinique, non techno, tout simplement technique, un univers de portants, de cintres et de mannequins proches du quotidien, imaginés spécialement pour l’événement, un work in progress, puisque la mode ne s’arrête jamais.

Nous avons tout naturellement essayé d’en disséquer quelques aspects tels des arrêts sur image, entre « exposition » et « collection » en devenir - au sens de « fonds » d’un musée, de « compilation » de vêtements et de « présentation » de Couture.

Il s’agit de démonter/remonter les rouages du processus de création, choisir et assembler/télescoper les ingrédients, les données et les documents du patrimoine avec un regard d’aujourd’hui et le futur immédiat en perspective. »

Christian Lacroix. Mai 2007

lundi 5 novembre 2007

ETIENNE DAHO - L INVITATION



Il en parlait depuis quelque temps. Il l’a fait. En 2007, Etienne Daho présente le premier disque du reste de sa vie. Un truc à part, un neuvième album studio costaud. On sait, depuis Le grand sommeil, synonyme au titre paradoxal de son éveil à la vie d’artiste, que les sentiers battus ne sont pas ceux qu’il affectionne. Depuis plus de vingt ans, Daho est une sorte de cow-boy solitaire qui copine surtout avec les Indiens. L’invitation ne s’inscrit pas dans le renouveau de la chanson française, n’a rien à voir avec les galettes snobinardes publiées par les truqueurs adulés qui ont survécu à la french touch. Lui, continue de croire, tout simplement, qu’on fait un bon disque avec de bonnes chansons, qu’il est conseillé de s’appliquer à enregistrer pour que l’écoute, dans vingt ans, en soit tolérable. Commises avec des complices de toujours (Edith Fambuena, Xavier Géronimi…) et d’autres récemment montés à son bord mais dont le nom rime aussi avec amour, les onze élues de cet album couché sur de la bande entre Londres, Paris, Barcelone et Ibiza, à la croisée magique de toutes ses confluences et influences, invitent (effectivement) à pénétrer son univers par ses millions de pores entrouverts. Multipliant les hommages à la vie (Les fleurs de l’interdit), les confidences sur l’oreiller (Cet air étrange), les déclarations d’humour (Toi jamais toujours) et osant même un poignant message personnel (Boulevard des Capucines), Daho excelle avec des mots qu’il n’a jamais mieux chantés. Enregistrées à Abbey Road, quelques cordes signées Whitaker pleuvent comme poudre aux oreilles sur ce disque à la sincérité insolente, introduit de manière tonique, et qui s’achève avec majesté sur les accords ouverts en grand de Cap Falcon. Un de ceux qu’il a passés le cœur gonflé et le regard fier. Convaincu comme jamais qu’après ça, la vie continuera.
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