lundi 25 juin 2007

CHANEL "Mobile Art"


CHANEL crée le premier musée d’art contemporain itinérant


Tel est le nom du musée d’art contemporain itinérant imaginé par Chanel, qui parcourra le monde dès janvier 2008. Au cœur du projet, un produit emblématique de la maison de luxe : le désormais mythique sac matelassé créé en 1955 par Coco Chanel. Must-have de toutes les fashionistas, l’objet se mue le temps d’une exposition en source d’inspiration pour 15 artistes internationaux sollicités par la marque.
Peintres, sculpteurs et designers exposeront leurs œuvres dans un pavillon futuriste de 700 m², conçu pour l’occasion par l’architecte Zaha Hadid. Plafond vitré, lignes incurvées, arcades, matériaux réflecteurs : la structure, contemporaine et élégante, reflète à merveille l’esprit Chanel. Au centre du bâtiment, une cour intérieure où se tiendront dîners, rencontres, fêtes et autres événements.

Chaque visiteur, équipé d’un baladeur numériques, pourra se laisser guider par la bande sonore et admirer tant l’architecture du lieu que les créations poétiques et insolites qui y seront présentées. Coup d’envoi du projet en janvier 2008 à Hong-Kong. Le musée s’installera ensuite à Tokyo, New York, Los Angeles, Londres et Moscou. A Paris, il faudra attendre 2010 pour découvrir cette incroyable exposition.

Entrée libre et gratuite

Légende photo : Maquette du musée Mobile Art créée par Zaha Hadid

Guy Delahaye: Pina Bausch (2007)



par Alban Deags vendredi 15 juin 2007

L'art de la chorégraphe allemande qui soufflera en juillet 2007, ses 67 ans aura révolutionné la danse contemporaine comme l'art théâtral tout court. Les photographies de Guy Delahaye saisissent ses instants de vie volée, ses fragments qui racontent toute une vie et font basculer la vision dans les tragédies incomprises, inconnues, écartées. Instants volés du couple, du quant à soi, du groupe...

Rien de mieux qu'un grand format (22 x 33 cm hauteur) pour apprécier le travail en noir et en couleurs, du photographe, Guy Delahaye qui, avant la publication du présent ouvrage, avait déjà consacré un premier opus à l'art chorégraphique de Pina Bausch en 1986, il y a 21 ans (éditions Solin/Actes Sud).
Trois parties: deux "préambules" aux images tout d'abord, un article de présentation sur le travail de la chorégraphe signé Jean-Marc Adolphe, puis, un entretien avec Pina Bausch, réalisé en mars 2006 à Wuppertal. Suit le cahier iconographique composant la majorité de l'édition. En complément, l'éditeur ajoute une biographie en dates clés, ainsi que le répertoire des oeuvres de Pina Bausch.
L'art de la chorégraphe allemande qui soufflera en juillet 2007, ses 67 ans aura révolutionné la danse contemporaine comme l'art théâtral tout court. La danse et le spectacle sont premièrement portés par la silhouette d'un corps spécifique: ni athlétique, ni lisse, ni vraiment érotique encore moins fantasmatique. Le corps chez Pina Bausch se définit d'abord par sa présence, son intensité déchirante, ses hurlements muets, son expression exacerbée qui se libère à fleur de peau. C'est un théâtre de gestes, et de situations à la dérobée dont les violences contenues, par bribes, dévoilent la vérité nue des individus... vies meurties, frustrées, empêchées, espoirs et rêveries fugaces... le danseur est d'abord un acteur qui a, à son actif, une multiplicité de vies fragmentées, imbriquées, éprouvées, désarmantes.
Danse de café, théâtre de cabaret, en liaison avec ses souvenirs quand ses parents tenaient un restaurant à Solingen. Les photographies de Guy Delahaye saisissent ses instants de vie volée, ses fragments qui racontent toute une vie et font basculer la vision dans les tragédies incomprises, inconnues, écartées. Instants volés du couple, du quant à soi, du groupe... collection de gestes et d'attitudes apparemment badins mais dont plis et replis cachent des océans de tendresse inassouvie ou de désespoirs tus. Noblesse de la vérité nue, violence d'un art sans artifices. Les superbes clichés de Delahaye constituent le plus bel hommage à l'art de Pina Bausch: ivresse, abandon, affirmation, détachement... Les amateurs, et en France ils sont nombreux guettant chaque spectacle programmé au Théâtre de la Ville. Tous les autres, les amateurs furtifs ou les découvreurs seront inévitablement fascinés par la beauté des images. D'autant plus signifiantes après lecture des deux textes qui les accompagnent. Le lecteur quel que soit sa connaissance de cette scène réinventée, tirera bénéfice de ce qui lui est révélé: l'éclat sublimé d'une humanité sans fard, déconcertante par ses délires, touchante par sa fragilité. Où la danse signifie la vie, où l'art retrouve son souffle.

Magnifique.

Auteur: DELAHAYE Guy
ISBN: 978-2-7427-6411-2
Nombre de livre(s): 1
Note de la rédaction: événement
Editeur: Actes Sud
Collection: -
Parution: Juin 2007
Format: 256 pages
Langue: Français

dimanche 24 juin 2007

PINA BAUSCH - VOLLMOND


D.R.Le rêve de vie de Pina Bausch, sous la pleine lune et des trombes d'eau


"Un spectacle ou les danseurs sont nos cahiers intimes, et la pluie, nos larmes qui ne coulent pas
J'en ressors muet, vidé et bouleversé ..... autant de grâce et de force, de beauté et de vérité......... un spectacle VIVANT..
une respiration...... un bouche à bouche chorégraphique...... une aventure amoureuse .... plus qu'un spectacle.....
une page d'écriture, une lettre d'amour.........."

Silences.........

Jean Philippe le 23 juin 2006






Une scène de la chorégraphie de Pina Bausch, "Vollmond", au Théâtre du Châtelet à Paris, jusqu'au 24 juin 2007.


Vollmond, de Pina Bausch. Théâtre de la Ville, place du Châtelet, Paris-4e. Mo Châtelet.

Parlons d'elle. Parlons de la danseuse Helena Pikon, interprète de Pina Bausch depuis près de trente ans, qui dégage au fil du temps une puissance scénique sidérante. Dans la nouvelle pièce pour douze danseurs de la chorégraphe allemande, Vollmond (pleine lune), présentée au Théâtre de la Ville samedi 16 juin, une scène en particulier coupe le souffle. Helena Pikon, le corps renversé, presse du citron sur ses bras et sa poitrine en déclarant, sourire aux lèvres, "qu'elle est un peu amère". Puis elle répète crescendo : "J'attends, j'attends... Je pleure, je pleure..."


En comparaison de cet insert si concis, si définitif, la plupart des sketches qui composent la matière de la danse-théâtre de Pina Bausch semblent sympathiques mais légers. L'ironie sous-jacente des gags, en particulier dans la première partie, les clins d'oeil de plus en plus appuyés des danseurs au public, finissent même par crisper certaines scènes dans la caricature. La façon dont les hommes sont régulièrement moqués par les femmes fait grincer par sa lecture féministe un peu courte.

Heureusement, le deuxième volet de Vollmond, moins tapageur musicalement, plus subtil dans son tempo, plus envoûtant, délaisse le registre "cabaret contemporain" au goût d'urgence et d'ivresse cher à Pina Bausch. La course-poursuite des danseurs qui apparaissent et disparaissent plus vite que leur ombre se bride. Des femmes somnambuliques en robes noires tournoient, à peine visibles. C'est enfin la pleine lune, le délire orgiaque des corps sous une pluie diluvienne. Des torrents d'eau s'abattent dans le miroitement des projecteurs. La rivière, qui coule au milieu du plateau sous un énorme rocher, gonfle pour accueillir les pulsions effrénées d'une tribu dégoulinante. Attaque à coups de seau, rituel de groupe en transe qui saute sur les fesses dans les flaques, cette communion avec la tempête offre enfin une issue au désir d'épuisement qui hante les danseurs de Pina Bausch.

UNE RENAISSANCE SAUVAGE

Le motif de l'eau, véritable obsession de la chorégraphe, déborde ici au sens propre. Le souvenir de Nefés (2003), pièce inspirée par Istanbul, avec son lac se vidant puis se remplissant pendant toute la durée du spectacle, rôde dans la mémoire. Mais l'inondation de Vollmond, très efficace d'un point de vue visuel et dramaturgique, ressort d'une libération féroce, d'une renaissance sauvage. Elle pointe aussi plus que jamais le besoin de nature si souvent présent dans les spectacles de Pina Bausch.

La présence sur scène de terre, d'un glacier géant, d'une colline de mousse bien verte, d'animaux même, permet de conserver un taux de réalité nécessaire à la beauté du spectacle tout en fabriquant des paysages merveilleusement factices. Avec ses femmes en robe du soir pataugeant pieds nus à l'ombre d'un rocher, Pina Bausch inscrit un rêve de vie qui rend compatible réalité et féerie. Jusque dans la mort.

dimanche 17 juin 2007

RENCONTRES D'ARLES 2007



3 juillet > 16 septembre 2007

Surprises sensibles

En 2007, les Rencontres prennent le large tout en continuant de s’ouvrir à la diversité des regards et de refléter les tendances les plus contemporaines de la photographie.

Nouvelle formule pour les Prix
Le Prix Découverte récompense un photographe récemment reconnu ou qui mérite de l’être parmi 15 artistes proposés par des experts prestigieux : Bice Curiger, Alain Fleischer, Johan Sjöström, Thomas Weski et Anne Wilkes Tucker. Pour les Prix du Livre, les formulaires sont à télécharger sur le site.

Dashanzi Art District
Arles invite Dashanzi, le quartier artistique de Pékin et fait découvrir cette plate-forme de création et d’expositions ouverte à tous, aventure artistique inédite qui questionne les changements urbains et sociaux de la Chine du XXIe siècle.

India
Le programme India offre un panorama complet de la photographie contemporaine indienne, avec notamment une rétrospective consacrée à Raghu Rai et une sélection des artistes de la nouvelle génération. La Fondation Alkazi dévoilera sa fascinante collection d’albums de Maharajahs et de photos peintes.

Privés
Les Rencontres sont également l’occasion de se plonger dans les trésors de collections privées, avec les Polaroids intimes des plus grands jazzmen par Pannonica de Kœnigswarter, mécène du jazz dont les archives s’ouvrent pour la première fois, ou encore l’impressionnante collection vernaculaire du directeur artistique Eric Kessels.

Hommages & institutions
Hommage est rendu à l’agence Magnum, qui fête ses 60 ans avec une grande rétrospective de l’œuvre de ses 80 photographes, ainsi qu’à PHotoEspaña à travers l’œuvre d’Alberto García-Alix, le photographe de la movida. La Fondation HSBC pour la Photographie présente ses lauréats depuis 1996. Pour les 60 ans de l'agence londonienne Camera Press, on reviendra sur plus de 80 ans - soit la moitié de l’histoire de la photographie - de portraits officiels de la reine Elisabeth II. Parmi les autres expositions, « Madame la Présidente », une commande passée à une cinquantaine de photographes, leur demandant d’imaginer le portrait officiel du Président de la R&eac! ute;publique française s’il était une femme…

Des expositions, des soirées au Théâtre Antique, des projections, des conférences, un colloque,
des stages…
Du 3 au 8 juillet 2007, la semaine d’ouverture des Rencontres réunit les participants au programme dans une ambiance festive pour des rendez-vous quotidiens, dont l’exceptionnel Lou Reed’s Berlin, une déambulation en images dans les rues arlésiennes avec la « Nuit de l’Année », des lectures de portfolios...

Les stages de pratique et de découverte de la photographie se poursuivent tout l’été et en septembre « Une Rentrée en Images » permet à plus de 6 500 élèves et à leurs enseignants de visiter les expositions.

Les Rencontres d’Arles vous souhaitent un bon été 2007
www.rencontres-arles.com - www.stagephoto-arles.com

jeudi 14 juin 2007

LOUIS2 HOTEL DE LA TREMOILLE


A partir du 14 juin 2007, retrouvez mes photographies de la série "HAIKU" au Louis2, le nouveau restaurant de l'hotel de la Trémoille (exposition permanente)75008 PARIS.

pour plus d'informations :
http://www.hotel-tremoille.com/

mercredi 13 juin 2007

lundi 11 juin 2007

ALEX


Nouvelles photographies d'Alex à découvrir bientôt!

jp

mardi 5 juin 2007

Louis2 - Hotel de la Trémoille



Bientôt au Louis2 ! Nouveau restaurant de l'Hotel de la Trémoille.

Retrouvez mes oeuvres photographiques à partir du 14 juin 2007.


Jph

mardi 22 mai 2007

La perte de soi - Cannes 2007






J'ai eu la chance d'assister à la projection....
un film à voir absolument!!!!
Jean Philippe (19 mai 2007!)


La perte de soi
INTERVIEW DE DANIELLE ARBID ET MELVIL POUPAUD

Danielle Arbid livre un récit fait de quête identitaire et d’errance avec son long métrage ‘Un homme perdu’. Inspiré de la figure torturée du photographe français Antoine d’Agata, ce film singulier et dérangeant met en scène un Melvil Poupaud incandescent. Rencontre avec un duo transgressif.

Fatigués et peu loquaces, voilà le souvenir pas très mémorable que l’on a envie de garder de cette rencontre sur le pouce avec Danielle Arbid et Melvil Poupaud. Mais parce que le film nous a surpris, intrigués et agacés parfois, nous avons souhaité parler de cette création esthétique et intimiste qui revient sur les origines de la création.

Deux hommes errants

Lorsque l’on demande à Melvil Poupaud le thème central du film ‘Un homme perdu’ sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs cette année, il répond distant et un poil provocateur “ Picoler, baiser des meufs. La perte de soi comme dit Danielle”. Et Danielle Arbid, la réalisatrice, de rattraper le coup en souriant : “Melvil n’a dormi que deux heures. C’est l’histoire de la trajectoire de deux hommes en déshérence.” Ces deux hommes, ce sont Thomas Koré, photographe français à la recherche d’expériences extrêmes et Fouad Saleh, amnésique et solitaire, qui a quitté Beyrouth, un lourd secret dans ses bagages. Koré engage Saleh comme traducteur. Le point de rencontre et la distance de ces deux personnages se mettent à nu dans des chambres d’hôtels exiguës qu’ils partagent sans trop savoir pourquoi, dans des bars à putes où le photographe, tel un prédateur, chasse ses modèles pour des nuits de luxure et de création artistique. Fouad devient le complice de ces scènes érotiques et la victime d’un choc culturel.


Antoine d’Agata : source d’inspiration

Si Melvil n’a pas dormi, c’est parce qu’il a fait la fête toute la nuit aux côtés du photographe français Antoine d’Agata, dont s’inspire le personnage de Thomas Koré. Même profession que dans ‘Le Temps qui reste’ d’Ozon, pour un acteur et réalisateur qui se dit piètre photographe et précise que “la photographie ne l’intéresse pas du tout, qu’il n’aime ni en faire, ni en être l’objet. Il aime ‘quand ça bouge’, il aime ‘la vidéo’”.

Danielle Arbid raconte que sa rencontre avec d’Agata a été décisive : “Antoine est quelqu’un de très généreux, qui ne dissocie pas la vie et le travail. D’ailleurs, c’est ce que l’on voit dans ses photos. La photo est la continuité de sa vie. Notre rencontre va dans ce sens, ce n’est pas du travail même si c’est quelqu’un d’extrêmement professionnel. C’est juste de la sympathie. S’il sympathise avec quelqu’un, il donne tout. Et pour ce film, c’est ce qui s’est passé. Et puis je voulais éviter tout malentendu. Je ne voulais pas pomper la vie de quelqu’un de célèbre pour m’approprier une part de sa notoriété. Ma rencontre avec Antoine était très honnête. Entière. S’il avait eu la moindre réticence, je ne l’aurais pas fait.” Et Melvil Poupaud d’ajouter : “C’est quelqu’un qui mélange beaucoup, sa pratique de la photo et sa vie quotidienne. Je l’ai rencontré avec Danielle juste avant de partir tourner le film. On s’est bien entendus. Il adore Danielle et s’est personnellement investi dans le projet. Il nous a expliqué plein de trucs de photographe. Il nous a même prêté son appareil photo, celui que j’utilise dans le film. Il était très attentif au projet et c’était très important d’avoir sa caution. C’était important de savoir que je n’étais pas à côté de la plaque.”


De la provocation à la transgression des tabous…

Parce que dans son film, Arbid capte l’errance, la perdition, le sexe. Parce que Melvil Poupaud domine des femmes devenues le temps d’un acte charnel, des modèles à qui “il prend, plus qu’il ne donne”, on s’interroge sur la démarche de la réalisatrice. Provocation ? Danielle Arbid répond qu’elle a souhaité réaliser “un film honnête”. Pour elle “la provocation n’est que superficialité et ne sert qu’à faire réagir momentanément les gens.” Avec ‘Un homme perdu’, elle explique que si ces deux protagonistes agissent ainsi, c’est avant tout par nécessité. Son objectif était d’aller au fond des choses, au tréfonds de l’intime. Elle ajoute que son film n’est provocateur que dans ce monde-là, dans ce Proche-Orient, mais qu’en Occident les choses ne seraient pas identiques.


De la place des femmes…

Des femmes, il en passe beaucoup dans le lit de ces hommes perdus. Si Arbid filme des scènes de sexe, c’est avant tout, confie-t-elle, parce qu’elle aime le faire. En revanche, pas l’ombre d’un phallus sur la pellicule, parce qu’elle ne voulait pas les montrer molles et qu’elle ne souhaitait ni simulation, ni pénétration sur le tournage. Alors quand on lui dit que son film n’est pas très flatteur à l’égard du sexe faible, la réalisatrice se lance dans un grand plaidoyer : “Les femmes n’ont pas à être défendues. Si elles veulent se victimiser qu’elles le fassent. Ce n’est pas à moi de faire ce travail-là. Je ne me suis pas demandée si je devais montrer telle ou telle chose, ni si elles allaient être rabaissées. Je trouve qu’elles sont toutes dignes dans mon film, toutes très belles. Est-ce que les femmes vont être rabaissées parce qu’elles font appel à leur sexualité ? Je ne pense pas. Ce qui m’intéressait, c’était la rencontre, qu’elle soit entre un homme et une femme ou entre deux hommes. Et plus loin encore, la relation entre d’Agata et son modèle, entre l’artiste et sa source d’inspiration. Et cette façon dont il prend la vie des gens.


Un film sur la moralité artistique

Et si la photographie semble au coeur du projet de Danielle Arbid, la réalisatrice ajoute : “Le fait que d’Agata soit photographe n’est pas le plus important. Il aurait pu être écrivain, cela n’aurait rien changé. C’est simplement l’histoire de quelqu’un qui vit à travers ce qu’il fait. L’outil ne compte pas. C’est un film sur la moralité artistique.”

dimanche 13 mai 2007

"OMBRES" - photographies pour le Senso








samedi 12 mai 2007

Le nouveau Musée néerlandais de la photo à Rotterdam : un cadre en béton



ROTTERDAM (AFP) - Véritable boîtier de béton, les anciens entrepôts Las Palmas, au coeur du port de Rotterdam, ont été transformés pour abriter désormais le Musée néerlandais de la photographie, un cadre pesant sur les clichés et les instantanés.

Ce sont principalement ses archives --trois millions de photographies, albums, négatifs, stéréophotos, daguerrotypes et fichiers d'images électroniques-- qui font de cette institution le "trésor de la photographie aux Pays-Bas".

Béton armé, conduites apparentes, structures industrielles, avec son "centre de connaissances" largement informatisé, l'immeuble repensé par le bureau d'architectes Benthem Crouwel fait surtout penser à un centre culturel, un lieu d'échanges sur la photographie.

Pourtant, "nous sommes bien un musée et nous en remplissons les fonctions: archivage, restauration, recherche... ", indique le responsable des expositions Frits Gierstberg.

En fait d'exposition, le musée en propose deux.

"Dutch Eye" (L'Oeil néerlandais), au rez-de-chaussée, est temporaire. Elle invite à découvrir des clichés pris par des Néerlandais, des premières heures de la photographie à aujourd'hui, sans révéler la spécificité d'un courant propre aux Pays-Bas dans cet art.

"Ce n'est pas tellement important", estime Frits Gierstberg, "il s'agit surtout de mettre sur pied une rencontre avec la photographie aux Pays-Bas".

Au sous-sol "Panorama Las Palmas", accrochée jusqu'à l'été 2008, retrace 160 ans de photographie, en proposant des images prises dans les environs immédiats du musée, au coeur d'une presqu'île, jadis au centre du port et de la ville.

Si cette rétrospective permet de voir les évolutions de la photo depuis son invention, elle montre surtout la vie, le déclin et la renaissance d'un quartier, Kop van Zuid.

Zone industrielle, porte vers les Amériques pour des dizaines de milliers d'immigrants, puis presqu'île désaffectée, elle aurait pu devenir un chancre.

Rotterdam a décidé de s'y attaquer, confiant le terrain aux architectes, aux promoteurs et aux entreprises, pour y créer un lieu de travail, d'habitation et de culture.

Le quartier abrite aujourd'hui un hôtel et des restaurants à la mode, des gratte-ciel dévolus au logement de standing et aux plateaux de bureau, une salle de spectacles ultra moderne, et de nombreux chantiers d'où doivent naître de nouvelles tours.

Des rives de la Meuse, la presqu'île se donne petit à petit des airs d'Amérique, ce qui lui a valu le surnom de "mini-Manhattan".

Outre le Musée de la photographie, Las Palmas abritera un centre de culture urbaine, un centre de formation aux métiers de l'image, des bureaux, et est appelé à participer à des manifestations à l'échelle de la ville, telles que le Festival du cinéma de Rotterdam

Par Gerald de HEMPTINNE

jeudi 3 mai 2007

POEME - Sonnet

Impression du jour - jph



À M.V.H. - Sonnet
Alfred de Musset


Il faut, dans ce bas monde, aimer beaucoup de choses,
Pour savoir, après tout, ce qu'on aime le mieux,
Les bonbons, l'Océan, le jeu, l'azur des cieux,
Les femmes, les chevaux, les lauriers et les roses.

Il faut fouler aux pieds des fleurs à peine écloses ;
Il faut beaucoup pleurer, dire beaucoup d'adieux.
Puis le coeur s'aperçoit qu'il est devenu vieux,
Et l'effet qui s'en va nous découvre les causes.



De ces biens passagers que l'on goûte à demi,
Le meilleur qui nous reste est un ancien ami.
On se brouille, on se fuit. - Qu'un hasard nous rassemble,

On s'approche, on sourit, la main touche la main,
Et nous nous souvenons que nous marchions ensemble,
Que l'âme est immortelle, et qu'hier c'est demain.

mercredi 2 mai 2007

GREGORY CAPRA

Retrouvez Gregory dans le Têtu Voyages




Voici le deuxième numéro de TETU VOYAGE (printemps été 2007) vendu dans les kiosques (3,5 euros).

C'est Grégory Capra qui est en couverture. C'est lui qui avait gagné à TETU et qui avait été élu parmi les lecteurs pour faire la couverture du magazine l'année dernière.
Bref, ce numéro nous fait grandement voyager... en Afrique du Sud avec Cape Town, la ville la plus européenne et la plus gayfriendly, à Paris où comment redécouvrir le Paris Gay Culturel à travers notre Patrimoine (des statuts qui n'on pas froids aux t...). La méditerranée est aussi à l'honneur pour les vacances : Barcelone, Sitges, Ibiza, le Sud de la France, la Toscane, Mykonos, la Turquie et Chypre...

Grégory Capra - photo Jean Philippe Raibaud 2005

De très belles sélections gay en Espagnes et dans les baléares. Déjà des endroits bien côté parmi les homos. notamment Mykonos, nos Iles Grecques. Vous pouvez d'ailleurs redecouvrir le reportage photo sur gaynormandie à propos des Cyclades et notamment Mykonos (ici)... tout ce que vous avez besoin.

SHADOWS - Le livre



bientôt toutes les photographies de la série shadows regroupées en un seul ouvrage.

jp

samedi 28 avril 2007

LES MURS DE LA VILLE

"A une passante" de Charles Baudelaire
Charles Baudelaire (1821-1867), Les Fleurs du Mal



Photographie Jean Philippe Raibaud (c) 2007
reproductions interdites

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;


Photographie Jean Philippe Raibaud (c) 2007
reproductions interdites

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.


Photographie Jean Philippe Raibaud (c) 2007
reproductions interdites

Un éclair...puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?


Photographie Jean Philippe Raibaud (c) 2007
reproductions interdites

Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !


Photographie Jean Philippe Raibaud (c) 2007
reproductions interdites

Photographie Jean Philippe Raibaud (c) 2007
reproductions interdites

Photographie Jean Philippe Raibaud (c) 2007
reproductions interdites

Photographie Jean Philippe Raibaud (c) 2007
reproductions interdites

mardi 24 avril 2007

MATHIEU pour François Hadaya (suite)













lundi 23 avril 2007

MATHIEU pour François Hadaya



Voici Mathieu........... modèle pour François Hadaya

Bientôt d'autres photos de la collection

Jp

PETER LINDBERGH à Paris

En passant par le Pont des Arts, j'ai assisté au shooting de
Peter Lindbergh........... MAGIQUE!!!!!

Voici quelques photos....





Jp
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