vendredi 28 mars 2008

DALBERTO - DEMARQUETTE - BRAHMS Photographies Jean Philippe Raibaud




Photos Jean Philippe Raibaud (c) 2008

Photos Jean Philippe Raibaud (c) 2008

Photos Jean Philippe Raibaud (c) 2008

CD, coup de coeur: Sonates pour violoncelle et piano par Henri Demarquette et Michel Dalberto (1 cd Warner) - (vendredi 28 mars 2008)

Warner classics comble nos attentes: en publiant en avril 2008, trois Sonates pour violoncelle et piano de Johannes Brahms, le label souligne surtout combien, ambassadeur du feu passionnel du compositeur romantique, le duo Henri Demarquette (violoncelle) et Michel Dalberto (piano), fonctionne à merveille. Ce nouveau disque suscite l'enthousiasme unanime de la rédaction cd de classiquenews.com. C'est à coup sûr, l'une des meilleures réalisations chambristes des interprètes, et le premier cd "musique de chambre", totalement convaincant du cru 2008.

Duo enfiévré, passionnel, s'imposant par une fusion au questionnement rare, à l'âpreté lyrique, entre vertige tendre et gouffre mélancolique: l'accord du "couple" chambriste, Demarquette/Dalberto crée un miracle musical. Radicalisme "brûlé" de l'Allegro vivace" de l'opus 99, havre émotionnel plus serein mais non moins intense de l'Adagio qui suit, auquel répond cette autre pause presque "berceuse" de l'Adagio de l'opus 78 "Regensonata", déchirements et feux passionnels de l'allegro molto moderato qui lui succède: rien ni personne ne peut résister non plus à l'appel déchirant, marqué du sceau d'une conscience tragique du premier mouvement de l'opus 38, "1ère Sonate pour violoncelle et piano" qui dépeint des champs dévastés tout en apportant l'offrance d'un coeur entier et hautement lyrique... Les deux instrumentistes s'accordent magnifiquement dans l'exaltation d'un subjectivisme fort et prenant.
Les trois Sonates sont jouées à rebours, opus 99 (1886), très beethovénienne), Opus 78 (1878),inspirée du Regenslied, enfin Opus 38 (1862-1865), comme un remontée des eaux romantiques, retour vers la source d'une hypersensibilité, suractive et inquiète qui passe d'un écart à l'autre, traversée de lueurs crépusculaires, et aussi de sublimes hommages aux maîtres anciens: outre Beethoven, c'est Bach qui surgit dans l'entrelac contrapuntique de l'Opus 38 (citation courte mais ardente de L'art de la Fugue). L'intelligence de Demarquette, la pulsation de Dalberto enchantent, enivrent, font tanguer comme un bateau ivre, l'instabilité émotionnelle d'un Brahms décidément irrésistible. Magistral.

Johannes Brahms (1833-1897): Trois Sonates pour violoncelle et piano. Sonate n°2, opus 99. Sonate "Regensonata", opus 78. Sonate n°1, opus 38. Henri Demarquette, violoncelle. Michel Dalberto, piano. 1 cd Warner classics and jazz

mercredi 26 mars 2008

Arles et la mode vue par Christian Lacroix aux Rencontres photo d'Arles

Quelque 60 expositions de photographie seront présentées du 8 juillet au 14 septembre dans toute la ville pour la 39e édition du festival dont le couturier, qui en a concocté une large part, présentait mercredi le détail devant la presse.

Absent d'Arles où il "n'avait pas mis les pieds depuis neuf ans", le couturier de 56 ans entend par cette programmation "rendre à la ville ce qu'elle (lui a) donné, montrer de la mode mais pas sur papier glacé bling-bling et jouer le rôle de passeur des écrivains d'images".

Ce "collectionneur amateur" qui fait de la photo "comme tout le monde" -- il a un petit numérique dans la poche -- a expliqué que "derrière chacune de (ses) robes, il y a une image. J'ai vécu par procuration dans les magazines de mode", a ajouté le couturier qui crée un modèle en "amassant des images" qu'il fait "se rencontrer".

Outre un travail pour le magazine The New Yorker de Richard Avedon, photographe à Vogue et Harper's Bazaar aujourd'hui disparu, la programmation de Christian Lacroix propose une vingtaine d'expositions personnelles de photographes contemporains, souvent français, amis de longue date ou rencontres récentes, liés ou non à l'univers de la mode.

Jean-Christian Bourcart proposera un travail sur la photographie de mariage, Grégoire Korganow sur les coulisses des défilés de mode, Françoise Huguier sur les appartements communautaires russes et Patrick Swirc un journal photographique intime à son épouse.

Peter Lindbergh évoquera Arles et la Camargue, Vanessa Winship les écolières turques alors que Samuel Fosso, photographe camerounais, se met en scène.

Les prostituées indiennes, les "cocottes" du Second Empire, des oeuvres des collections publiques sur la mode, les "trucs" d'Henri Roger, sorte de +Méliès+ du début du XXe siècle, l'extraction du sel aux Salin-de-Giraud --"où mon arrière arrière grand-père était gardien de nuit"--, ou encore les reporters locaux arlésiens, seront quelques uns des sujets évoqués.

Christian Lacroix présentera également un "travail très modeste, mais qui (lui) tient à coeur", que sont les fonds photographiques de sa maison de couture, faits de polaroïds, images accumulées ou découpées et de cahiers de collages tandis qu'un travail d'Alain-Charles Beau évoquera les coulisses de la maison Lacroix.
PARIS (AFP) - La mode, mais photographiée autrement, sa ville natale d'Arles et les images de nombreux artistes contemporains ont été choisis par le couturier Christian Lacroix pour les Rencontres de photographie d'Arles dont il assure cette année la programmation très variée.

Une exposition "photographie vestimentaire", composée de plusieurs sections, montrera d'anciennes photographies de modèles, les natures mortes pour accessoires du magazine Vogue, les usages professionnels de la photographie dans la mode -- +books+, catalogues -- et la vidéo de mode.

Les Rencontres proposeront également des expositions de Mimmo Jodice, Jane Evelyn Atwood, Paolo Pellegrin, sur Bartabas ou le Groupe F.

Les Rencontres organisent également, traditionnellement, un colloque, des stages, un prix et des événements festifs divers.

Le budget du festival, qui avait accueilli l'an dernier 55.000 visiteurs, est de 3,8 millions d'euros, dont 50% viennent de subventions publiques (Etat, Régions, Ville, etc.), 25% de la billetterie et 25% du mécénat.

mercredi 5 mars 2008

SNOOP DOGG "EGO TRIPPIN"




Le vétéran du Hip Hop, SNOOP DOGG sort son 9ème bébé, EGO TRIPPIN qui comme il se traduit annonce un album que l’artiste à décider de faire pour son propre plaisir et non pour séduire quiconque. “I just don’t give a f**k right now and I’m gonna do me, ‘cause that is what I do best!” (je me fous de tout maintenant et je fais ce que je sais faire car c’est ce que je fais de mieux) à expliqué Snoop. La musique de ce nouvel album inclura de nombreux morceaux aux influences des années 80’ (inspiration de Prince, Morris Day & The Time, Rick James, George Clinton et The Gap Band) avec en rajout des titres R’n’B et gangsta rap.

mardi 4 mars 2008

"la carrière du libertin" de Stravinsky



Opéra: Olivier Py met en scène "la carrière du libertin" de Stravinsky


PARIS (AFP) - Olivier Py a fait lundi soir des débuts très attendus à l'Opéra de Paris en mettant en scène et en lumière, avec ses néons familiers, "The Rake's Progress" ("la carrière de libertin") de Stravinsky, dont il tire une réflexion plus noire que blanche sur la vanité de l'homme.

Cette nouvelle production, à l'affiche du Palais Garnier pour huit autres représentations jusqu'au 24 mars permet de réparer une double anomalie.

D'abord, le principal opéra d'Igor Stravinsky (1882-1951) n'avait pas été donné à l'Opéra de Paris depuis plus d'un demi-siècle: dans la foulée de sa création à Venise (1951), il avait été joué à la salle Favart à partir de 1953, mais pour 27 représentations seulement.

En outre, Olivier Py, 42 ans, l'un des metteurs en scène français les plus doués de sa génération, a déjà signé huit productions lyriques de Nancy à Moscou en passant par Nantes, Edimbourg et surtout Genève, mais il n'avait curieusement jamais eu les honneurs du premier Opéra de France.

Ces débuts n'étaient d'ailleurs pas prévus. Cependant, le Suisse Luc Bondy ayant déclaré forfait pour raisons de santé, Olivier Py a accepté, malgré ses nouvelles fonctions de directeur du théâtre national de l'Odéon, de monter un projet en quelques semaines.

Ce catholique flamboyant avait de bonnes raisons d'accepter de faire sienne une histoire qui rejoint sa préoccupation d'un théâtre philosophique et poétique.

"The Rake's Progress" raconte la déchéance de Tom Rakewell, qui renonce à son idylle avec Anne Trulove pour embrasser une vie de débauche au terme d'un pacte faustien... et finir à l'asile psychiatrique.

Olivier Py résume ce propos en composant avec un crâne humain, des livres anciens et un sablier une "vanité" (nature morte en vogue notamment au XVIIe siècle) qui ne désertera pas son plateau pour dire la fragilité de l'homme face au savoir et au temps.

Comme toujours, son spectacle s'appuie sur une forte scénographie signée de Pierre-André Weitz, dont les modules métalliques noirs, par la magie de la mobilité et de la transformation, peuvent faire apparaître, en contrebas du nid d'amour de Tom et Anne, le bordel où Rakewell se perdra bientôt.

Ce décor unifié, éclairé par des néons déjà croisés chez Py ("Tannhäuser" de Wagner notamment) et passant d'une couleur (rouge, bleu, blanc, jaune) et d'une esquisse (soleils, roues...) à l'autre, concourt à la cohérence d'un propos qui a le mérite de ne pas brouiller un excellent livret.

Mais ce "Rake's Progress" plutôt sombre aurait pu être moins propret, plus caustique (la "femme à barbe" de la mezzo américaine Jane Henschel est l'un des rares motifs de drôlerie) et plus émouvant (la soprano texane Laura Claycomb y contribue modestement).

Deux prises de rôles sont à saluer: celles du ténor anglais Toby Spence (Tom Rakewell), voix aussi caressante que rayonnante, et du baryton Laurent Naouri (Nick Shadow), bel acteur méphistophélique, que Py met au centre de sa lecture.

La déception vient de la fosse: le chef d'orchestre britannique Edward Gardner peine à donner souffle et tension à la partition néo-classique de Stravinsky, qui requiert une mise en place autrement plus nette.

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lundi 3 mars 2008

Lagerfeld Confidentiel

teaser Lagerfeld Confidentiel

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Description : Karl Lagerfeld, Rodolphe Marconi documentary teaser.
Lagerfeld Confidentiel - Teaser 2

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Description : Karl Lagerfeld, Rodolphe Marconi documentary teaser.
photo shooting

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Lagerfeld confidential : Kidman private photo shoot

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Description : During a private party at Karl Lagerfeld's house in Paris, a private photo shoot of the guests... with Nicole Kidman. Brought to you exclusively by realitism film on myspace Boudoir, the myspace community fashion reference, www . myspace . com/fashionboudoir

Juste la fin du monde - Comédie Française

A NE PAS MANQUER..........
Jean philippe


Juste la fin du monde
de Jean-Luc Lagarce

Louis, trente-quatre ans, est à l’aube de sa mort. Il a peur, mais il a décidé : il retournera voir sa famille. Après un très long silence ponctué de cartes postales, « petites lettres elliptiques », il parlera. Lors d’une ultime visite, il annoncera sa mort prochaine à sa mère, à sa petite sœur Suzanne, et à son frère Antoine. À la discrète Catherine, la femme de celui-ci, il parlera aussi. Mais le retour inespéré du fils aîné dans « la maison de la mère » ranime d’anciennes querelles et de vieux fantômes de famille. Les mots s’empêtrent et les malentendus s’accumulent sous l’œil de la mère, car à la ville, « vous vivez d’une drôle de manière », dit-elle. Digressions, arrêts brusques, redites, la parole est en errance. Chacun tente de rattraper le temps perdu. Expression maladroite de la solitude, du doute, du manque, de l’envie, et de l’amour dissimulé sous un voile de rancœur. Finalement, Louis repart sans avoir pu se livrer, « sans jamais avoir osé faire tout ce mal », emportant à jamais son secret, comme si le silence était la seule issue. L.S.-B.

Salle Richelieu
Mise en scène de Michel Raskine
Du 01 mars au 01 juillet 2008

mercredi 19 décembre 2007

CALENDRIER 2008 JEAN PHILIPPE RAIBAUD



" SHADOWS 2008"
Photographies Jean Philippe Raibaud(c)

(Tirage Prestige limité à 500 exemplaires)


Retrouvez Florent, Hassan, Joffrey et Romain devant l'objectif
du photographe Jean Philippe Raibaud.


POUR COMMANDER LE CALENDRIER /
ENVOYER VOTRE DEMANDE à

jeanphilippe_prod@yahoo.fr

Vous recevrez par mail le bon de commande.

A bientôt!!!

vendredi 14 décembre 2007

Calendrier Pirelli 2008 - Perles d'Orient


© Calendrier Pirelli 2008, Patrick Demarchelier, mois de Novembre, Maggie Cheung

© Calendrier Pirelli 2008, Patrick Demarchelier, mois de Octobre, Du Juan

© Calendrier Pirelli 2008, Patrick Demarchelier, mois de Septembre, Sacha Pivovarova

© Calendrier Pirelli 2008, Patrick Demarchelier, mois de Avril, Gemma Ward

© Calendrier Pirelli 2008, Patrick Demarchelier, mois de Février, Mo Van Dan

mercredi 5 décembre 2007

FLORENT THEVENOT


Florent Thevenot - Photo Jean Philippe Raibaud(c) novembre 2007

mercredi 28 novembre 2007

Miss France par le photographe Peter Lindbergh






Making of du shooting à Deauville des 12 Miss France par le photographe Peter Lindbergh sous la direction artistique du magazine Vogue et stylistisque d'Yves St Laurent : Sophie Thalmann, Cindy Fabre, Maréva Galanter, Maréva Georges, Corinne Coman, Mélody Vilbert, Elodie Gossuin, Linda Hardy, Rachel Legrain-Trapani, Sonia Rolland, Alexandra Rosenfeld et Sylvie Tellier.

Tous les profits de la vente iront à l’Association Ela.

jeudi 22 novembre 2007

SLIDE


Photos Jean Philippe Raibaud (c) droits réservés nov2007

lundi 19 novembre 2007

MATHIEU DEMARS - Comédien


MATHIEU DEMARS - Photo Jean Philippe Raibaud (c) Nov2007

MATHIEU DEMARS - Photo Jean Philippe Raibaud (c) Nov2007

MATHIEU DEMARS - Photo Jean Philippe Raibaud (c) Nov2007

MATHIEU DEMARS - Photo Jean Philippe Raibaud (c) Nov2007

MATHIEU DEMARS - Photo Jean Philippe Raibaud (c) Nov2007

mardi 13 novembre 2007

CHRISTIAN LACROIX. Histoires de Mode


Photographie Haute Couture CHRISTIAN LACROIX (c) Jean Philippe Raibaud

A l’occasion des 20 ans de la création de la maison de couture Christian Lacroix, Les Arts Décoratifs invitent le créateur à présenter sa première exposition monographique. Christian Lacroix, histoires de mode est une aventure unique, une histoire de la mode du XVIIIe siècle à nos jours racontée de façon libre et subjective par Christian Lacroix lui-même.

C’est un projet de type nouveau où la lecture du patrimoine de la mode, via les collections historiques des Arts Décoratifs, s’associe aux modèles les plus significatifs de la création du couturier. Il en résulte un véritable musée imaginaire, en même temps qu’une interprétation et une passionnante histoire personnelle de la mode.

En s’immergeant dans les collections de mode et textile des Arts Décoratifs, chaque semaine depuis plusieurs mois, le couturier a conçu une exposition où « des lieux, des époques qui n’avaient strictement rien à voir entre eux et qui, frottés comme un silex, font naître une étrangeté (étrange, étranger) d’actualité » (propos de Christian Lacroix recuillis par Olivier Saillard, La Pensée de midi, juin 2000).

Méthodiquement, avec l’exigence et la méticulosité d’un conservateur de musée qu’il aurait souhaité devenir lorsqu’il était étudiant en section Histoire de l’art à Montpellier puis à l’Ecole du Louvre à Paris, Christian Lacroix a examiné chaque vêtement, chaque accessoire conservé en réserve avant d’arrêter sa sélection.

Plus de 400 vêtements, scrupuleusement choisis selon des thèmes ou des techniques que le couturier affectionne et qui ont ponctué l’histoire de la mode, sont mis en regard avec ses propres créations, créant un jeu d’échos et de croisements entre le présent et le passé.

Ainsi les 80 modèles de haute couture de Christian Lacroix illustrent ces différents sujets, les mettent en miroir ou en abîme : les carreaux, les rayures, les pois, le matelassage, le tweed, la couleur... C’est aussi l’occasion pour le couturier de révéler des surprises ressenties devant la découverte de certaines pièces telles les robes des années 30 de Mainbocher entièrement perlées et brodées, qu’il a choisi de montrer. Comme les cartes divisées en trois (tête, tronc, jambes) que l’on peut mélanger à l’infini et avec lesquelles Christian Lacroix dit ne jamais avoir cessé de jouer depuis qu’elles devinrent son jeu favori d’enfant, l’exposition qu’il a conçue s’articule selon trois modes de lecture :

une sélection de vêtements historiques, répertoriés et exposés par connivence plastique, stylistique ou par évocations historiques,
des modèles issus des ateliers Christian Lacroix illustrant vingt ans de création et mettant en évidence les perspectives historiques de la mode évoquées plus haut,
une intervention directe et innovante, mêlant certaines pièces vestimentaires appartenant au musée à celles de Christian Lacroix de manière à inventer une nouvelle silhouette.
Créateur et couturier, réalisateur d’une histoire de la mode subjective et nuancée comme aucun conservateur ou historien de mode ne pourra jamais l’être, Christian Lacroix signe, avec Jean-Michel Bertin, la scénographie en choisissant de faire du vêtement un décor et en imaginant un mannequin particulier pour l’événement.



Quelques phrases d’intention de Christian Lacroix sur le projet :

« Ce n’est pas une rétrospective mais mon regard sur les collections de costumes et de mode des Arts Décoratifs. J’ai sélectionné les pièces les plus inspirantes dont certaines n’ont jamais été montrées, pour raconter au mieux l’histoire de la mode tel un conservateur de musée, que j’aurais souhaité devenir.

Ces vingt ans de couture auront été une autre façon de raconter cette histoire, j’ai choisi les maillons forts parmi une sélection de modèles haute couture de la Maison Lacroix allant de 1987 à 2007. Réunis ensuite par thèmes, du blanc au noir en passant par la couleur, les fleurs, les graphismes, l’ethnique... je les ai associés à des pièces du musée, en allant peut-être jusqu’à mixer-centrifuger les périodes entre elles.

Nous garderons un esprit un peu clinique, non techno, tout simplement technique, un univers de portants, de cintres et de mannequins proches du quotidien, imaginés spécialement pour l’événement, un work in progress, puisque la mode ne s’arrête jamais.

Nous avons tout naturellement essayé d’en disséquer quelques aspects tels des arrêts sur image, entre « exposition » et « collection » en devenir - au sens de « fonds » d’un musée, de « compilation » de vêtements et de « présentation » de Couture.

Il s’agit de démonter/remonter les rouages du processus de création, choisir et assembler/télescoper les ingrédients, les données et les documents du patrimoine avec un regard d’aujourd’hui et le futur immédiat en perspective. »

Christian Lacroix. Mai 2007

lundi 5 novembre 2007

ETIENNE DAHO - L INVITATION



Il en parlait depuis quelque temps. Il l’a fait. En 2007, Etienne Daho présente le premier disque du reste de sa vie. Un truc à part, un neuvième album studio costaud. On sait, depuis Le grand sommeil, synonyme au titre paradoxal de son éveil à la vie d’artiste, que les sentiers battus ne sont pas ceux qu’il affectionne. Depuis plus de vingt ans, Daho est une sorte de cow-boy solitaire qui copine surtout avec les Indiens. L’invitation ne s’inscrit pas dans le renouveau de la chanson française, n’a rien à voir avec les galettes snobinardes publiées par les truqueurs adulés qui ont survécu à la french touch. Lui, continue de croire, tout simplement, qu’on fait un bon disque avec de bonnes chansons, qu’il est conseillé de s’appliquer à enregistrer pour que l’écoute, dans vingt ans, en soit tolérable. Commises avec des complices de toujours (Edith Fambuena, Xavier Géronimi…) et d’autres récemment montés à son bord mais dont le nom rime aussi avec amour, les onze élues de cet album couché sur de la bande entre Londres, Paris, Barcelone et Ibiza, à la croisée magique de toutes ses confluences et influences, invitent (effectivement) à pénétrer son univers par ses millions de pores entrouverts. Multipliant les hommages à la vie (Les fleurs de l’interdit), les confidences sur l’oreiller (Cet air étrange), les déclarations d’humour (Toi jamais toujours) et osant même un poignant message personnel (Boulevard des Capucines), Daho excelle avec des mots qu’il n’a jamais mieux chantés. Enregistrées à Abbey Road, quelques cordes signées Whitaker pleuvent comme poudre aux oreilles sur ce disque à la sincérité insolente, introduit de manière tonique, et qui s’achève avec majesté sur les accords ouverts en grand de Cap Falcon. Un de ceux qu’il a passés le cœur gonflé et le regard fier. Convaincu comme jamais qu’après ça, la vie continuera.

jeudi 25 octobre 2007

Paris Photo 2007



L'Italie invité d'honneur

En dix ans d'existence, Paris Photo s'est affirmé comme la première foire de l'image fixe au monde. Un rendez vous unique qui propose le meilleur des expressions photographiques des origines à nos jours, tout en offrant un panorama prospectif de la création photographique mondiale.

Du 15 au 18 novembre 2007, Paris Photo réunira au Carrousel du Louvre 105 exposants (83 galeries et 22 éditeurs) provenant de 16 pays.
Avec 31 nouvelles participations et un taux de participation étrangère de 77%, la sélection 2007 s'annonce comme l'une des meilleures de son histoire avec un choix rigoureux de 83 galeries internationales, présentant des expositions monographiques, thématiques, ou accrochages collectifs d'oeuvres rares ou inédites de plus de 500 artistes.
Aux côtés des 18 galeries françaises, l'Italie, avec 16 galeries, constituent la première représentation étrangère, suivie par les Etats-Unis (15), l'Espagne (7), l'Allemagne (6) l'Angleterre (5), les Pays-Bas et le Japon (3), la Finlande (2), et une représentation unique pour l'Autriche, la Belgique, le Danemark, la Hongrie, le Luxembourg, le Portugal et l'Afrique du Sud.

Le contemporain gagne en puissance avec la première participation d'enseignes internationales comme Alfonso Artiaco (Naples), Yvon Lambert (Paris / New York), Massimo Minini (Brescia) et le retour des galeries Kicken (Berlin) et Xippas (Paris / Athènes).

La participation record de 22 éditeurs à Paris Photo 2007 (contre 18 en 2006) souligne à nouveau l'envolée du marché du livre photographique.

L'Italie à l'honneur

En 2007, Paris Photo invite l'Italie.

L'occasion de mettre en lumière un exceptionnel patrimoine photographique tout en donnant une vision de la création actuelle du Nord au Sud de la Péninsule.
L'exploration de cette scène photographique s'ouvrira par la présentation en Exposition Centrale de la Collection UniCredit avec une sélection des grandes figures de la photographie italienne des années 1970 aux années 1990, de Luigi Ghirri à Massimo Vitali, réunies autour du thème du paysage.
Le Statement, composé de 8 galeries invitées, proposera un choix d'artistes représentatifs de la scène émergente des années 2000, présenté en expositions personnelles, tandis que la Project Room offrira un panorama de la vidéo contemporaine issue des collections des principales institutions du pays. Enfin, des expositions thématiques ou collectives au sein du Secteur Général compléteront ce tour d'horizon de la création italienne. Le commissariat de l'Italie à l'honneura été confié à Walter Guadagnini, critique d'art et commissaire d'exposition indépendant.

• Artistes en Statement:
Luca Andreoni, Nepente, Milan
Bianco e Valente,VM21, Rome
Botto e Bruno, Alberto Peola, Turin
Lorenza Lucchi Basili, Oredaria, Rome
Raffaela Mariniello, Trisorio, Naples
Maurizio Montagna, Bel Vedere, Milan
Eugenio Tibaldi, Umberto di Marino, Naples
Carlo Valsecchi, Guido Costa, Turin

L'Exposition Centrale, le Statement, et la Project Room bénéficient du soutien d' UniCredit Group, partenaire officiel de Paris Photo 2007, en collaboration avec la Direction générale pour la promotion et la coopération culturelle du Ministère italien des affaires étrangères et de la DARC (Direction des arts et de l'architecture du Ministère italien de la Culture).

mercredi 24 octobre 2007

Abercrombie and Fitch Summer 2007/Back To School 2007


Abercrombie and Fitch Summer 2007/Back To School 2007


Abercrombie & Fitch Back to School


Abercrombie & Fitch Spring 2006

JAMIE DORNAN



JAMIE DORNAN IN DIOR COMMERCIAL

DIOR HOMME

dimanche 21 octobre 2007

CHRISTIAN LACROIX - Musée de la Mode


CHRISTIAN LACROIX - HAUTE COUTURE Photo Jean Philippe Raibaud (c) reproduction interdite

CHRISTIAN LACROIX - HAUTE COUTURE Photo Jean Philippe Raibaud (c) reproduction interdite

EXPOSITION

Christian Lacroix,
histoires de mode


8 novembre 2007 - 20 avril 2008

Le musée de la Mode et du Textile invite le couturier Christian Lacroix à devenir le conservateur et l’historien de mode qu’il ne fut pas, quand étudiant en histoire de l’art et à l’école du Louvre il décida de s’engager dans un travail de création aujourd’hui mondialement reconnu et apprécié. Pendant plus d’un an, le couturier s’est immergé dans les collections de costumes et d’accessoires du musée. Il en résultera une exposition atypique dans laquelle Christian Lacroix nous livre son histoire de la mode, subjective et créative. Les modèles sélectionnés par lui au sein d’un patrimoine riche de plusieurs siècles rencontreront pour quelques mois les créations haute-couture d’un des plus grands noms de la mode française.

mardi 16 octobre 2007

Alberto Giacometti


L'atelier d'Alberto Giacometti
Collection de la fondation Alberto et Annette Giacometti

17 octobre 2007 - 11 février 2008
11h00 - 21h00

Le Centre Pompidou présente, en collaboration avec la Fondation Alberto et Annette Giacometti, une rétrospective inédite de l'œuvre d'Alberto Giacometti (1901-1966). Pour la première fois, toutes les facettes de la création de l'artiste sont présentées en référence à son espace de création, son atelier, et illustrées par des oeuvres rares, souvent invisibles du grand public, comme les plâtres peints ou les fragments des murs de ses trois principaux ateliers de Paris, Stampa et Maloja (Suisse).

« L'atelier d'Alberto Giacometti », en écho au texte de Jean Genet de 1957, développe le sujet de l'atelier dans sa dimension de laboratoire, de lieu rituel, d'espace déterminant dans l'élaboration et la diffusion de l'œuvre. Giacometti et son atelier sont indissociables. Lieu de création et lieu de vie, il est devenu son univers et peu à peu une extension de son être.

L'exposition offre une occasion exceptionnelle de réunir plus de 600 œuvres, dont la majorité provient des collections de la Fondation, complétées par une sélection d'œuvres issues de la collection du Centre Pompidou / Musée national d'art moderne et par quelques prêts de grands musées ou de collections particulières. La richesse des collections de la Fondation permet d'accompagner Giacometti à partir de ses débuts dans l'atelier de son père, en étudiant au plus près sa démarche et les thèmes qui scandent son œuvre. Voir le parcours dans l'exposition...

Rythmée par des archives inédites, l'exposition présente les aspects les plus divers de la production de Giacometti : sculptures, peintures, dessins, objets d'art décoratif, gravures, écrits. Elle fait apparaître la vision très particulière de Giacometti face au réel, mouvant, instable, insaisissable. Comme le souligne le critique David Sylvester, il aspire à « perpétuer l'éphémère ».



En collaboration avec la Fondation Alberto et Annette Giacometti

dimanche 14 octobre 2007

Le photographe Lucien Clergue installé sous la Coupole



Par Par Fabienne FAUR AFP - Mercredi 10 octobre, 19h38PARIS (AFP) -

Sous les roulements des tambours de la Garde républicaine, Lucien Clergue, 73 ans, célèbre pour ses nus et ses paysages de Camargue, est devenu mercredi le premier photographe à siéger sous la Coupole, où il a été installé dans la nouvelle section de photographie de l'Académie des Beaux-Arts.

(Publicité)
Le nouvel académicien, revêtu du célèbre habit vert dessiné pour l'occasion par le couturier Christian Lacroix, Arlésien comme lui, inaugure cette nouvelle section de deux fauteuils, à laquelle a également été élu le 31 mai 2006 Yann Arthus-Bertrand, 61 ans. Ce dernier sera reçu début 2008.

Ami de Picasso et de Cocteau, qui furent les parrains de ses débuts, mais aussi de Saint John Perse ou de Roland Barthes, Lucien Clergue est l'auteur d'une centaine d'ouvrages et de 800.000 photographies, parmi lesquelles ses clichés de nus, de gitans, de paysages de Camargue ou de corridas sont les plus renommés.

Titulaire d'un doctorat de lettres option photographie, il a également fondé en 1969 les Rencontres Internationales de la Photographie d'Arles et enseigné à l'Ecole Nationale de la Photographie de cette ville. Son oeuvre est exposée dans les plus grandes institutions du monde.

Après l'entrée solennelle sous la Coupole, Lucien Clergue a été salué par un discours de réception du peintre et Arlésien Guy de Rougemont, qui a évoqué la "dimension historique" de l'entrée pour la première fois de la photographie à l'Institut.

Le nouvel académicien - qui ne succède à personne et ne prononce donc pas l'éloge traditionnel de son prédécesseur - a ensuite longuement évoqué l'histoire de la photographie, qui est selon lui une "écriture avec la lumière" et une "merveilleuse découverte".

Son discours, commencé en provençal par quelques vers du poète Théodore Aubanel, a été dédié au photographe Willy Ronis, qui n'était pas présent en raison de son grand âge.

Sous la Coupole, l'assemblée d'une trentaine d'académiciens, en habit vert, avait été rejointe par de nombreux amis et invités dont Christian Lacroix, Patrick de Carolis, également Arlésien, Pierre Bergé ou Manitas de Plata.

Le cinéaste et académicien Roman Polanski était également présent au côté de Yann Arthus-Bertrand et de deux "Reines d'Arles", qui avaient revêtu le costume traditionnel.

Le photographe s'est ensuite vu remettre son épée d'académicien par Christian Lacroix lors d'une cérémonie à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts voisine.

Sur l'habit vert de Lucien Clergue, le couturier a incorporé aux broderies traditionnelles de rameaux d'olivier, des guirlandes dorées issues du "traje de luz" (habit de lumière) des toreros. La doublure de l'habit a été tissée de minuscules têtes de taureaux.

L'épée, également dessinée par Lacroix, a été forgée à Tolède par un fabricant d'épée de toreros et en a la même courbure spécifique. Dédiée "au photographe, à la camargue et aux amis", elle porte sur le pommeau des références aux trois thèmes chers à Lucien Clergue: un violon qu'il pratique depuis son enfance, un taureau pour la Camargue, et un oeil pour la photographie.

L'Académie des Beaux-Arts, qui comprend désormais huit sections, compte 57 membres. Une dizaine de sièges sont vacants.
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